Tweeter

Rechercher dans ce blog

mardi 10 mars 2009

Etablir un plan "d'argumentaire pedagogique"

Bonjour

Il me semble essentiel de pouvoir montrer a un large public l'enjeu énorme que représente la ré-appropriation par l'Etat du pouvoir régalien de créer (et de détruire) de la monnaie.

Le pouvoir de "battre monnaie", qui fut d'abord un droit féodal nommé "droit de seigneuriage", a été subrepticement privatisé, pendant la construction européenne. Plus précisement, l'Allemagne, qui avait de bonnes raisons de redouter les risques d'hyperinflation liés a la "planche à billets", a exigé que les statuts de la BCE soient identiques a ceux de la Bundesbank.

Ces derniers avaient été établis juste apres la défaite du régime nazi, (qui avait fait un large usage d'un mécanisme "semi public" de création monétaire lui permettant de contourner les conditions du Traité de Versailles) Cette empreinte historique qui, a travers la construction europeenne a relié les statuts de la BCE... au rejet du nazisme a constitué un véritable effet d'aubaine pour les banques privees, que les gouvernements sont obligés de solliciter pour financer les deficits publics ! (les banques peuvent de la sorte percevoir une "redevance" sur une partie de depenses publiques).

Or, ce n'est pas parce qu'un outil est dangereux que l'on doit renoncer a s'en servir; les explosifs sont a manipuler avec precaution, mais ils peuvent permettre d'ouvrir la route ! Il en va de meme pour "l'outil création monetaire" mis au au service de politiques publiques, par exemple pour limiter les pollutions et les émissions de gaz a effet de serre: il n'y a aucune raison pour que ces depenses, si jamais elles sont décidées... deviennent une source de revenus pour les banques c a d un cout supplémentaire venant gonfler ces dépenses absolument vitales !

A suiivrreee !

RZ

5 commentaires:

  1. Oui, l'outil 'création monétaire' est très dangereux, mais je pense que c'est un des plus efficaces, sinon 'le' plus efficace pour sortir de la crise. Je pense que Silvio Gesell et Maurice Allais auraient été d'accord sur ce point.

    RépondreSupprimer
  2. Ce qui est dangereux, ce n'est pas l'outil, mais l'usage que l'on en fait. Un couteau, une tronçonneuse, un fusil ne sont pas dangereux en eux-mêmes: c'est la manière de s'en servir, et les précautions dont on s'entoure lors de leur manipulation, qui comptent.

    La création monétaire est un formidable outil de développement des échanges, avec tout ce que notre imaginaire peut mettre derrière ce terme. Par contre, si un processus de création est ms en place, un processus de destruction doit impérativement lui emboîter le pas (destruction à l'échange, destruction par l'impôt, monnaie fondante, ou toute combinaison idoine en un temps et en un lieu donné).

    RépondreSupprimer
  3. La gestion (création-destruction) d'une monnaie au sein d'une société ne serait-elle pas, en définitive, que la comptabilité au grand jour ( transparente ! ) des échanges acceptés ou voulus au sein de cette société. Ces échanges n'ont aucune raison de se limiter aux échanges dits "marchands" : la formation, les soins de santé, le secours aux invalides, le soutien des retraités correspondent aussi à des échanges voulus entre la société et certains de ses membres, les prestataires et les bénéficiaires ...Nul besoin d'une dette publique pour faire fonctionner tout cela, mais seulement des signes monétaires nécessaires dont la production n'est - y compris dans le système actuel - qu'une convention sociale.

    Resterait à gérer aussi les échanges entre des sociétés ainsi organisées. C'est là aussi affaire de justice et de coopération. Rien ne permet de dire que techniquement ce ne serait pas possible.

    RépondreSupprimer
  4. La monnaie en tant que comptabilité sociale.

    J'aime beaucoup le commentaire de JJegu:
    "La gestion (création-destruction) d'une monnaie au sein d'une société ne serait-elle pas, en définitive, que la comptabilité au grand jour ( transparente ! ) des échanges acceptés ou voulus au sein de cette société. Ces échanges n'ont aucune raison de se limiter aux échanges dits "marchands""

    RépondreSupprimer
  5. La production est première. La monnaie est simplement son signe. La monnaie est un permis d'acheter ce que je ne fabrique pas.
    La monnaie est le signe de la chose produite.La monnaie doit se comporter comme si elle était un type de "système métrique" monétaire. On ne mesure pas 1,3 ce qui e mesure 1, encore moins on ne mesure 2 ce qui fait 1, etc.

    On peut imaginer une monnaie à structure bipolaire interne à l'objetlui-même et intangible et qui serait formée par l'objet lui-même - collé - à son prix de revient jusqu'au seuil du marchand qui, au final, le vendra.

    À chaque objet produit est donc attaché une valeur monétaire qui est son prix de revient formé par le prix de - tout- ce qu'il a fallu consommer pour fabriquer l'objet tel qu'il est vendu à une autre entreprise ou au public. Soit le total des factures (qui contiennent, bien entendu, les marges bénéficiaires des entreprises situées "en amont" impliquées dans la fabrication de l'objet). Donc le plus important est qu'entre chaque transaction, un prix de revient "colle" littéralement à l'objet se rapportant à la transaction. C'est d'ailleurs à peu près ce qui existe déjà, mais actuellement le "véhicule" financier fausse tout.
    Donc une fois chez le vendeur final, quelque soit le parcours de fabrication de l'objet en une ou plusieurs étapes (sous-traitance, etc) ce prix de revient deviendra le prix de vente. À ce stade final, seule la marge bénéficiaire du marchand final fera l'objet (escompte compensé) d'un traitement comptable expliqué dans le Crédit Social. Bien sûr, je peux y revenir le cas échéant.
    Renaud

    RépondreSupprimer