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mercredi 5 décembre 2012

QueFautIlPenserDesNationalisations


Que faut-il penser  des nationalisations ?
Entretien avec Bruno Lemaire

Question : On a beaucoup parlé des bienfaits ou méfaits  des nationalisations ces jours-ci, en particulier à propos des aciéries de Florange, et, il y a quelques mois, à propos du système bancaire. Qu’en pensez vous ?

Sur le principe, il n’y a pas de réponses absolues. Tout dépend du contexte. Mais, ce qui est sûr, c’est que la nationalisation d’une seule entreprise n’a pas beaucoup de sens. Ou il faut nationaliser toute une filière, ou il faut s’en abstenir totalement.

Question : Que voulez vous dire ?

Prenons deux exemples, celui de Florange et  celui des raffineries. Nationaliser Florange – en supposant que ce soit intéressant, économiquement et socialement parlant – n’a aucun sens stratégique, et donc politique, si on ne se préoccupe pas de l’ensemble de la filière acier.

Q. Pour vous la  véritable question serait donc : faut-il nationaliser la filière acier ?

De façon plus précise, il faudrait examiner le rôle éventuellement stratégique de cette filière, et se demander aussi si des entreprises européennes, voire françaises, éventuellement aidées provisoirement par la puissance publique, seraient en mesure de reprendre les rênes de cette filière. Je pense qu’il doit encore rester des spécialistes européens, sinon français, de l’acier, pour faire fonctionner correctement de telles entreprises.

Q. Si je comprends bien, vous ne condamnez pas totalement la phrase de A. Montebourg déclarant qu’il fallait « bouter » Mittal hors de France ?

Il n’a pas tout à fait dit cela, et l’expression était sûrement maladroite, mais son intuition n’était pas si mauvaise. Il aurait alors fallu expliquer pourquoi, d’après lui, la filière acier était stratégique, au moins pour l’Europe, sinon pour la France.

Q.Vous avez aussi parlé des raffineries, peut être pensiez vous à Petroplus ?

Oui, c’est un exemple symbolique, là encore. Mais Petroplus n’a ni le même poids stratégique, ni le même poids social que les hauts fourneaux d’Arcelor-Mittal. On peut certes poser la questionDe fait, même si la question des raffineries au niveau global, au niveau de l’approvisionnement de la France en produits pétroliers, raffinés ou non. On peut aussi noter que la France importe encore une quantité notable de  produits pétroliers raffinés, alors que nos capacités de production pourraient sans doute éviter cela, surtout si l’on évitait de continuer à envisager de les réduire encore.

Mais Petroplus représente essentiellement un problème local, certes délicat d’un point de vue social. Il n’apparaît pas correspondre à une question qui devrait  engager une réflexion macro-économique globale. A moins bien sûr d’intégrer tout cela dans une réflexion portant sur l’ensemble du secteur énergétique, mais nous n’en sommes pas encore là.

Q. Si je vous comprends bien, cela signifie que ce n’est pas parce qu’une entreprise, même importante, est en difficulté qu’elle devrait être nationalisée ?

Effectivement, ce type de réflexe pavlovien, ou de slogan,  est à bannir.
Une entreprise s’inscrit dans un secteur particulier, dans un bassin d’emploi, ou de non emploi, bien précis, et ses difficultés éventuelles peuvent être liées à un grand nombre de phénomènes, problème de management, d’incompréhension direction-collaborateurs (patrons incompétents, ou ‘voyous’,  syndicats « jusqu’au boutistes »), problèmes de débouchés, problèmes d’actionnariat (actionnaires trop ‘gourmands’), problèmes de financement, … 

Si je devais résumer ma position, je dirais qu’une nationalisation, temporaire ou non, ne devrait pouvoir concerner que des filières stratégiques, ce qui n’exclut pas, bien sûr, que la puissance publique doit se désintéresser du sort d’entreprises moins ‘stratégiques’, car les licenciements concernent tout un chacun, qu’il fasse ou non partie d’un secteur ou d’une filière stratégique.

D’où la nécessité sans nul doute de permettre aux entreprises – même et surtout dans un contexte libéral – d’anticiper au maximum les grandes tendances de leur propre secteur ou d’un secteur voisin, en s’efforçant par ailleurs de ne pas changer de règle du jeu au moindre changement de gouvernement, ou, pire encore, en fonction de l’évolution des sondages d’opinion.

Q. Connaissant certaines de vos positions, je suppose que, pour vous, le secteur bancaire est stratégique. Vu les difficultés actuelles que semblent traverser certaines banques, seriez vous pour nationaliser ce secteur ?

Avant de vous répondre, je voudrai  aborder un point historique, celui de la nationalisation (en sus des 4 grandes banques nationalisées en 1945) d’une quarantaine de banques décidée en 1981, effective en février 1982, et ‘défaite’ au moment de la première cohabitation de 1986.

En dehors du côté idéologique et du fait que ces nationalisations étaient prévues dans le programme commun de la gauche écrit en 1972, et appliqué en partie lors de l’élection de F. Mitterand, cette nationalisation me semble être passée à côté de l’essentiel.

Q. Que voulez vous dire ?

Ce n’est pas le secteur bancaire qu’il fallait, ou non, nationaliser, c’est la monnaie, ou plus exactement l’émission monétaire.

C’est le contrôle total de l’émission monétaire qu’il faut être dévolu à l’Etat, et non le contrôle des  crédits, du moins si ces crédits ne sont issus que de l’épargne, c'est-à-dire d’argent existant, et non simplement en devenir. La nationalisation de la quasi-totalité du système bancaire n’a d’ailleurs pas eu beaucoup d’influence sur la financiarisation de l’économie, commencée en 1973

Q. Suite à la tristement fameuse loi Pompidou-Giscard ???

Oui, et financiarisation continuée en 1984-85 par une déréglementation plus poussée encore des marchés financiers, avec la création de nouveaux instruments financiers censés assurer plus de ‘fluidité’ dans les échanges commerciaux, et qui n’ont entrainé qu’une hypertrophie du système financier aux dépens du système économique ‘réel’. Il suffit de regarder l’évolution comparée du patrimoine de certains ‘rentiers’ et du pouvoir d’achat de ceux qui dépendent essentiellment de leur ‘force de travail’ pour vivre.

Q. C’est aussi, je crois, ce que disait Maurice Allais à propos des revenus ‘indus’ et des revenus ‘gagnés’.

Tout à fait. Mais pour terminer sur la question des banques et du système monétaire, la seule véritable solution, comme je l’ai indiquée précédemment, c’est de redonner la souveraineté monétaire à l’Etat, par l’intermédiaire d’une banque centrale rénovée, qu’on l’appelle Banque de France ou Office National d'Emission (monétaire)

Seule cette Banque Centrale rénovée pourrait émettre de l’argent, de la ‘nouvelle monnaie’. C’est cette possibilité d’émission monétaire qui devrait être nationalisée. Pour le reste …

Q. Que deviendraient alors les banques classiques ?

Certaines banques se contenteraient d’être de simples gestionnaires de moyens de paiement, des super-comptables en quelque sorte.

Q. Et les autres ?

Les autres, qu’elles soient appelées banques d’affaires ou d’investissement, auraient pour rôle essentiel, voire unique, de permettre la ‘transformation’ de l’Epargne collecté en moyens de financement pour les investissements privés destinés à l’économie réelle. Aucune banque, quel que soit leur nom, n’aurait donc la possibilité d’influencer de quelque manière que ce soit le niveau de la mo monnaie en circulation, la « véritable monnaie » en fait, qui serait donc garantie à 100% par la puissance publique.

Q. Une dernière question concernant le principe même des nationalisations. Vous dites qu’une nationalisation, pour être justifiée,  devrait concerner l’ensemble d’une filière. Mais n’est ce pas contraire au principe même de la concurrence énoncé par l’O.M.C. (Organisation Mondiale du Commerce) et plus ou moins imposée par Bruxelles.

Sur ce point, vous avez raison. Les seules nationalisations efficaces ne peuvent se faire qu’au niveau d’un secteur, et c’est  effectivement interdit. Du moins tant que de nouveaux traités ou de nouvelles règles ne seront pas imposés par une nouvelle volonté politique, et ce avant que la crise ne soit devenue telle qu’aucune solution raisonnable ne puisse plus être envisagée, et encore moins discutée dans le cadre d’une discussion démocratique prenant en compte les intérêts du plus grand nombre de nos compatriotes.

6 commentaires:

  1. Les capitaux fuient de plus en plus hors de l'Espagne, hors de l'Italie, hors de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal.

    Ces cinq pays vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres : ce sera l'explosion de ces cinq bombes atomiques.

    Pour mettre à l’abri leurs capitaux, les investisseurs internationaux ont choisi cinq abris antiatomiques. Aujourd'hui, les investisseurs internationaux placent leurs capitaux dans cinq Etats considérés comme résistants et solides : l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Finlande et le Luxembourg.

    http://a407.idata.over-blog.com/1/68/76/76/Dettes/20121021-Target-2-balances.jpg

    Nous, Français, sommes surpris de cet afflux de capitaux vers la France. Pourtant, c'est un fait : les investisseurs internationaux considèrent que la France sera un abri antiatomique solide, qui résistera à l'explosion de la zone euro. Ils se précipitent pour acheter les obligations de l’Etat français.

    Lundi 3 décembre 2012, la France a lancé trois emprunts. La France a payé des taux historiquement bas.

    Emprunt à 3 mois : le taux a été négatif : – 0,022 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 3 mois : c’était – 0,020 % le 26 novembre.

    Emprunt à 6 mois : le taux a été négatif : – 0,008 %.

    Emprunt à 12 mois : le taux a été de 0,016 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 12 mois : c’était 0,019 % le 26 novembre.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00482050-la-france-a-emprunte-6-77-mds-eur-a-court-terme-a-des-taux-encore-tres-bas-516780.php


    La dégradation de la France par les agences de notation n’a pas modifié la tendance : les investisseurs internationaux ont continué à se ruer vers les obligations de l’Etat français.

    Mercredi 5 décembre 2012 : taux des obligations à 10 ans : 2 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

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  2. 6 février 2012 :

    Marc Fiorentino : le 7 mai, la France sera attaquée !

    Si on en croit les sondages, François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h, son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l'ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d'une simplicité enfantine. Les taux français vont s'envoler. Les fonds spéculatifs, unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu'à 4.5% sur les taux à 10 ans français.

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html

    Jeudi 6 décembre 2012 :

    France : taux des obligations à 10 ans : 1,991 %.

    Record historique battu.

    Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

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  3. Samedi 8 décembre 2012 :

    Un article très important sur l'Irlande :

    L'Irlande "a besoin de plus de temps" pour rembourser l'argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande, Patrick Honohan.

    "Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela", a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    L'Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l'Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI.

    Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d'euros d'aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d'austérité.

    Plus de 30 milliards d'euros ont été prévus pour renflouer les banques en difficultés Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), nationalisées puis fusionnées.

    "Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s'opérer sur une période plus longue", a affirmé M. Honohan.

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande a plaidé pour la recherche d'une "solution durable", qui n'aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    "En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé", a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

    En clair, l'Irlande dit à ses créanciers :

    "Je suis en faillite. Vous m'avez prêté 85 milliards d'euros. Je vous remercie pour ce prêt. Je ne peux pas vous rembourser comme c'était prévu, mais ce n'est pas grave. Je vous rembourserai plus tard. Le délai de remboursement sera considérablement allongé. De toute façon, si vous n'êtes pas contents, c'est pareil."

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  4. Nous avions oublié la faillite de l'Irlande, mais l'Irlande vient de refaire parler d'elle.

    Comme la Grèce, l'Irlande vient d'annoncer qu'elle sera elle-aussi incapable de rembourser les 85 milliards d'euros du plan de sauvetage.

    L'Irlande "a besoin de plus de temps" pour rembourser l'argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande, Patrick Honohan.

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d'Irlande a plaidé pour la recherche d'une "solution durable", qui n'aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    "En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé", a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

    Depuis le 27 novembre 2012, nous savions que les soi-disant "plans de sauvetage" de la Grèce étaient UN ECHEC TOTAL.

    Nous savions que les soi-disant "plans de sauvetage" de la Grèce allaient coûter des milliards d'euros aux contribuables français.

    Et aujourd'hui, nous venons d'apprendre que le soi-disant "plan de sauvetage" de l'Irlande est lui-aussi UN ECHEC TOTAL.

    L'Irlande est en faillite. L'Irlande est incapable de rembourser quoi que ce soit.

    La question est donc :

    Combien de milliards d'euros ce défaut de paiement de l'Irlande va-t-il coûter aux contribuables français ?

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  5. Lundi 10 décembre 2012 :

    Italie : Mario Monti quitte le pouvoir, et il laisse derrière lui une Italie en ruines.

    Italie : recul de 1,1% de la production industrielle en octobre sur un mois, recul de 6,2% sur un an.

    La production industrielle a reculé de 1,1% en octobre par rapport à septembre en Italie, selon des chiffres diffusés lundi par l'Institut de statistiques Istat dans un communiqué.

    Sur un an, la production industrielle est en recul de 6,2%, selon le communiqué.

    Les analystes de la banque Intesa Sanpaolo s'attendaient à une baisse de 0,5% et vu les résultats du trimestre précédent, ils s'attendent à ce que le dernier trimestre de l'année finisse également dans le rouge.

    La baisse mensuelle de l'indice se retrouve dans tous les secteurs, notamment les biens intermédiaires (-8%), les biens de consommation (-5,5%) et l'énergie (-4,4%).

    Sur les dix premiers mois de l'année, la production industrielle a baissé de 6,5% par rapport à la même période en 2011.

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  6. Mardi 11 décembre 2012 :

    Comment la Grèce efface 20 milliards de dette comme par magie.

    Afin de rendre soutenable la charge de sa dette, la Grèce a racheté un gros paquet de ses propres obligations aux investisseurs privés qui les détenaient. Et comme elle n'avait pas d'argent pour le faire, c'est l'Europe qui a avancé la somme. Explications :

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/comment-la-grece-efface-20-milliards-de-dette-comme-par-magie_364559.html

    Dialogue entre les contribuables européens et la Grèce :

    Les contribuables européens : - Bonjour, la Grèce. Tu vas bien ?

    La Grèce : - Tout va bien. La magie continue.

    Les contribuables européens : - Quelle magie ?

    La Grèce : - Ben, il faut que je rembourse mes 300,807 milliards d'euros de dette. Mais comme je suis incapable de rembourser, c'est vous qui allez payer. C'est ça, la magie.

    Les contribuables européens : - Mais ... mais ... mais nous aussi, nous sommes surendettés.

    La Grèce : - Oui, mais moi, je suis ultra-hyper-mega-endettée. Tandis que vous, vous êtes seulement surendettés. Donc il reste de la marge.

    Les contribuables européens : - Et nous, quand nous serons devenus ultra-hyper-mega-endettés, qu'est-ce qui va nous arriver ?

    La Grèce : - Rien : il ne peut rien vous arriver. L’euro vous protège.

    Les contribuables européens : - Ah oui, c’est vrai. L’euro nous protège. Et l’euro nous enrichit.

    La Grèce : - L’euro nous enrichit tous. C’est ça, la magie de Noël. Joyeux Noël, les contribuables européens.

    Les contribuables européens : - L’euro nous protège. L’euro nous enrichit tous. Joyeux Noël, la Grèce.

    http://www.youtube.com/watch?v=pdlWrDSTQ4Q

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