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mercredi 23 septembre 2015

Premières réactions sur l'étude "à charge" de la Fondation concorde



Faiblesse insigne, voire vacuité, des attaques UMPistes contre le programme économique du FN

Par Bruno Lemaire, club Idées Nation

Cette attaque qui se voudrait décisive de l’ex UMP  s’appuie, si l’on peut dire, sur une ‘étude’ de la fondation ultra-libérale Concorde, dont je cite un passage :


Sur l’euro, cette attaque est évidemment stupide, car la moitié du déficit intra européen provient des échanges déséquilibrés avec l’Allemagne, du fait que l’euro ‘germain’ devrait être apprécié d’au moins 25% par rapport à l’euro ‘français’, ce qui est impossible avec une monnaie unique, mais tout à fait envisageable avec une monnaie commune permettant périodiquement, en fonction de critères objectifs, un réajustement des taux de change

Sur le protectionnisme intelligent, leur ‘argumentation’ est au moins aussi faible. Faut-il rappeler une nième fois que nous n’envisageons nullement de fermer nos frontières, mais d’équilibrer nos échanges, conformément à la vision qu’en avait l’OCI (Organisation du commerce International) précisée dans la charte de la Havane. Ce sont des écluses que nous voulons mettre en œuvre, pas des barrages.

Pour cela un mécanisme de droits à importer, liant de façon ciblée le mécanisme des importations à celui des exportations, permettrait de revenir à la situation d’avant 2002, à savoir un solde commercial voisin de zéro. Parler, comme l’UMP, de mesures de rétorsion, alors que c’est la France qui est pénalisée par le déséquilibre de ses échanges extérieurs, est du plus haut comique, puisqu’en cas de blocage – que nous n’envisageons nullement – ce serait évidemment nos importateurs qui seraient pénalisés, donc des pays comme la Chine, avec un solde positif pour ce pays de plus de 20 milliards d’euros.

Les ‘experts’ du système, qui ont conduit la France à la situation actuelle, montrent décidément qu’ils sont aussi nuls sur les questions économiques que sur les questions de société ou de géopolitique, comme la question des flux migratoires.

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