Monnaie commune, monnaie unique, késaco
Ou comment rendre compliqué un principe très simple … Par Bruno Lemaire, Club Idées Nation La question de l’euro redevient centrale dans le débat présidentiel, et c’est tant mieux, mais la façon de l’aborder rendrait perplexe n’importe quelle personne de bon sens : à croire que l’on cherche à compliquer à plaisir. Tout d’abord, précisons le contexte, c’est celui des échanges (marchands) entre deux ou plusieurs nations. Par définition, en effet, quand un français achète en France un produit, quelle que soit sa provenance, il paye nécessairement en monnaie nationale. S’il cherchait à payer en dollar, ou en yen, il aurait un peu de mal à faire accepter son paiement. Et le commerçant serait en droit de le refuser. Les échanges, purement bancaires, sont gérés par les banques commerciales, éventuellement différentes, du client et du vendeur, puis « compensés » s’il y a lieu par la banque de France. L’une des deux banques voit son compte à la banque de Fr...