Dettes réduites et Frexit: possibilités ou nécessité?
Réduire la dette française sans la trahir La dette détenue par la Banque de France, ses limites juridiques actuelles, et les conditions d'une vraie marge de manœuvre Note d'analyse — août 2026, à l'ouverture de la campagne présidentielle Résumé La proposition, portée notamment par La France insoumise, d'annuler une partie de la dette publique française se heurte, dès qu'on l'examine sérieusement, à une première nécessité méthodologique : distinguer la dette détenue par des épargnants, des banques et des créanciers étrangers — dont l'annulation serait un désastre économique incontestable — de celle, plus restreinte, détenue par la Banque de France elle-même au titre des programmes de rachat de la Banque centrale européenne. Cette note ne traite que de cette seconde catégorie, la seule pour laquelle l'argument mérite un examen approfondi plutôt qu'un rejet immédiat. La conclusion, en une phrase : l'annulation, même limitée à cette portio...