Francisons nos dettes publiques, ce serait un bon début
Pour la création d’une OAT « patriote » ou OAT « résidente » par Bruno Lemaire, économiste et essayiste, ancien doyen associé d’HEC Nos dettes, publiques ou privées, sont colossales. Avant de s'attaquer à leurs causes profondes, qui sont en train de ruiner la France, commençons à "franciser" ces dettes, pour réduire la pression que les "non résidents" peuvent exercer sur notre pays Chaque année, 130 milliards d’épargne française partent financer la dette américaine ou les start-ups allemandes, pendant que le Trésor français paie 3 % à des fonds qataris ou chinois. Il est temps d’inverser la tendance. Un chiffre qui fait mal : En dix ans, la part des non-résidents dans la dette française est passée de 30 % à plus de 55% . À ce rythme, dans 15 ans, la France empruntera plus auprès de Pékin et Riyad qu’auprès de ses propres épargnants. Ma proposition:...