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Trop de Sanctions?

Nous n'évoquerons pas ici la légitimité des organismes ou des pays qui décrètent un embargo ou qui imposent des pays à l'égard de certains pays, décrété le plus souvent non démocratiques, voire dictatoriaux. Dans ce billet nous nous contenterons de tenter de mesurer l'impact et l'efficacité de ces sanctions, comme pour les impôts ou pour le nombre de fonctionnaires et d'essayer d'en déterminer le catactère optimal, en fonction des critères retenus. Trop de sanctions tue la sanction : ce que montrent Cuba, la Chine, la Russie et le dollar Le sommet des BRICS de septembre 2026 a remis sur le devant de la scène une question que les gouvernements occidentaux préfèrent traiter comme un instrument technique plutôt que comme un choix économique : à partir de quel niveau une sanction cesse-t-elle de servir l'objectif qu'elle poursuit ? La question a la même forme que celle de l'impôt ou du nombre de fonctionnaires — un instrument dont l'effet n'est...

Trop de Fonctionnaires?

Sarah Knafo, dans son best seller Le Casse du Siècle, dénonce le nombre trop élevé de fonctionnaires en France. Mais comment savoir s'il y a un nombre optimal, et quel serait-il, et suivant quels critères? Combien faudrait-il de fonctionnaires ? Ce qu’en disent les deux extrêmes « Combien faudrait-il de fonctionnaires ? » est une question que le débat public pose sans cesse et résout rarement, faute de s'accorder d'abord sur ce qu'elle mesure. Nous avons vu, à propos de l'impôt, qu'il était déjà difficile de théoriser un taux optimal, même en retenant un critère aussi étroit que le rendement fiscal — et que ce critère de rendement n'épuisait pas, loin s'en faut, la question du bien-être. La question du nombre de fonctionnaires est plus difficile encore, parce qu'elle dépend de nombreux paramètres et, plus fondamentalement, du critère retenu : croissance, efficacité, bien-être, ou simple résistance à la dérive bureaucratique. Pour l'aborder sans...

Trop d'Impôts?

  Trop d'impôt tue l'impôt : la démonstration, grandeur nature, de la courbe de Laffer Je ne pense qu’il soit nécessaire d’insister sur le fait que nos compatriotes se préoccupent de plus en plus, très concrètement, de ce qu’ils donnent à l’Etat, et des services dont ils peuvent bénéficier en retour. Le succès extraordinaire du livre « Le Casse du siècle », 170 000 exemplaires vendus au moment de l’écriture de ce billet, et sa démarche minutieuse, microéonomique, d’un expert des Comptes Publics le démontre magnifiquement. Certains des responsables de ce casse sont clairement identifiés. Dans ce billet, nous allons nous contenter ici de montrer que la quantité astronomique d’impôts et de taxes n’est pas seulement un problème individuel, avec un très grand nombre de victimes. C’est aussi un problème global, macroéconomiques que nous allons maintenant tenter d’aborder. « Trop d'impôt tue l'impôt » est l'une de ces formules que l'on cite plus volontiers qu...

Vademecum Economique pour Candidat Libéral - LE LABYRINTHE DES RISQUES

Le Labyrinthe des Risques tente de montrer qu'à des questions légitimes, telles que: Comment ose-t-on encore entreprendre — et plus encore innover — quand tant d'aléas peuvent, à tout moment, emporter des années d'efforts ? Ou encore: reste-t-il, en France, assez d'entrepreneurs prêts à s'exposer sans filet, ou avons-nous pris l'habitude de nous en remettre, par prudence, à la protection d'un État censé nous épargner l'essentiel du risque ? Une aventure comme celle d'Elon Musk — les fusées qui explosent avant de réussir, les paris industriels tenus pour insensés, les années de pertes avant le premier succès — serait-elle encore possible ici ?  Quelques éléments de réponse y sont esquissés, en partant d'une quasi évidence: Un pays qui n'ose plus parier n'a pas supprimé le risque : il s'est seulement privé de ses plus grandes réussites. Pourquoi tant d'entrepreneurs français préfèrent-ils la protection de l'État à l'...

La France soumise à une hausse perpétuelle de ses dettes publiques?

Baisser les dépenses publiques appauvrit-il vraiment ceux qui vendent à l'État ? Le débat sur le déficit public tourne, depuis plusieurs mois, autour de deux leviers, et de deux seulement : augmenter les prélèvements, ou réduire la dépense. Le premier levier a sa propre limite empirique, la courbe de Laffer — au-delà d'un certain taux, l'impôt supplémentaire décourage l'activité qu'il devait taxer, et finit par rapporter moins, pas plus. Le second levier vient de se heurter à un argument politique repris par plusieurs ministres : baisser la dépense publique reviendrait à baisser le niveau de vie de ceux qui vendent à l'État et aux administrations — fonctionnaires, entreprises titulaires de marchés publics, prestataires de santé. L'argument n'est pas absurde. Mais il repose sur une hypothèse implicite qui mérite d'être testée : que la totalité de cette dépense se transforme en revenu français. Ce n'est pas le cas. Une partie de la dépense publiq...