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Monnaie, flux monetaires et compensation intertemporelle

Un de mes plus implacables critiques, "X", fort astucieux au demeurant, me demande de commenter le dialogue suivant, qui a eu lieu sur le blog de Paul Jorion entre l'un de ses lecteurs("moi") et Paul Jorion lui-même: Voilà le dialogue: « Moi dit le 24 avril 2009 à 09:43 @Paul Jorion Tout cet article me semble vague et je ne comprends pas cette notion de « véritable flux monétaire ». A et B ont un compte dans la banque X C et D ont un compte dans la banque Y A achète un bien à C et le paie par carte de crédit. D achète un bien à B et le paie par carte de crédit. Les deux biens ont une valeur équivalente. Où est le « véritable flux monétaire » puisque la banque X et Y vont se dire entre elles « on est quittes » lors de la compensation? La seule chose qui a eu lieu c’est un flux de créance de A(X) à C(Y) et de D(Y) à B(X). En toute logique, les économistes disent qu’ici la monnaie scripturale a servi de monnaie pour les transactions A-C et D-B. ...

les banques et la creation monetaire

Le rôle des banques dans la création monétaire Un débat s’est fait jour sur la blogosphère à propos d’un point que l’on croyait réglé depuis longtemps, celui de l’origine de la création monétaire . Pour faire simple, l’une des deux thèses donne aux banques commerciales, privées ou publiques, mais dites de second rang, le pouvoir d’alimenter l’économie – ou les spéculateurs – en monnaie supplémentaire, monnaie « bancaire » ou monnaie « scripturale » - bien au-delà de la monnaie « légale », à savoir la monnaie émise par la banque centrale, la Banque de France quand on raisonnait en francs, la BCE si l’on raisonne en euros. Une video, avec ses défauts et ses qualités, circule actuellement sur internet pour exposer cette position, c’est celle de Paul Grignon, « l’argent dette » . La deuxième thèse, essentiellement défendue en France par un autre Paul, P. Jorion, (et en Allemagne par H. Creutz), consiste à dire que la création monétaire par les banques de second rang est une illusio...

Monnaie complémentaire et Revenu Minimum de Dignité

Le principe du RMD. Rappelons tout d'abord le principe de ce Revenu Minimum de Dignité, ou R.M.D. Nous avions proposé [cf aussi http://www.blemaire.org/PDF] l'instauration d'un Revenu Minimum de Dignité – que l'on pourrait aussi appeler Revenu d'Appartenance Communautaire – qui attribuerait à chaque adulte de notre communauté nationale l'équivalent du ¼ du PIB national moyen, soit environ 625 euros mensuels, nets d'impôts ou d'autres déductions. L'objectif de cette allocation universelle est double et signifie que toute collectivité est constituée d'individus, hommes ou femmes, aux talents et aux compétences diverses, mais qui partagent tous le même statut, celui d'appartenance à une même communauté, ce que l'on peut traduire par le principe de non-exclusion . D'où le premier objectif: démontrer concrètement que tout membre de cette collectivité doit être reconnu en tant que tel, et avoir donc 'droit' à cette reconna...

Petit modèle explicatif des variations monétaires

Ce petit modèle explicatif des variations monétaires 'hors spéculation' peut être vu comme un complément, une annexe, au billet précédent portant sur les soubresauts du système monétaire et les fausses solutions prises au cours du sommet du G20 du 2 avril 2009 La plupart des livres sur la monnaie ne s'intéressent pas vraiment à la question de la croissance de la production, ni d'ailleurs à celle de la production elle-même. Leurs auteurs se contentent le plus souvent soit de rester à un niveau très global, en mentionnant la théorie quantitative de la monnaie, soit de montrer comment la modification du bilan de la banque prêteuse et du bilan de l'emprunteur correspond aux émissions ou aux retraits de la monnaie-argent. Bien qu'étant un tantinet 'comptablophobe', je n'ai jamais mis en doute que le bilan devait être équilibré, par nature même de la comptabilité en partie double, et le fait que actif et passif soient égaux ne me surprend pas vraime...

Derrière les soubresauts de l'argent-monnaie, une catastrophe annoncée.

Non les mesures annoncées par le G20 n'y changeront rien . La monnaie n'est pas 'neutre', ni économiquement, ni idéologiquement. C'est bien parce que la monnaie n'est pas 'neutre', que ce n'est pas un simple 'voile', qu' il ne faut pas laisser aux intérêts spéculatifs et privés le soin d'émettre cette monnaie , potentiellement si perturbatrice. Quatre questions se posent en effet à toute personne voulant à la fois comprendre et éventuellement réformer le système monétaire actuel: 1)Qui émet (ou 'crée') cette monnaie-argent? 2)Combien (quelle quantité) faut-il émettre? 3)Pourquoi (et pour qui) émet-on cette monnaie? 4)Qui contrôle (et régule) cette émission? Je ne vais pas revenir sur la première question, car chacun sait, plus ou moins précisément, que le système monétaire fait intervenir à la fois la banque centrale (pour la monnaie fiduciaire – les billets – proprement dits) et les institutions financières, qu'e...

Qu'est ce qu'un euro?

Vous pensez, peut être, tout savoir sur la monnaie. Quelles réponses apporteriez vous aux deux questions suivantes: 1) Quelle est la valeur d'un euro? 2) Qu'est ce que c'est qu'un euro? Si vous, ou vos connaissances, peuvent répondre en moins de 2 ou 3 lignes à chacune de ces questions, bravo. Dans le cas contraire, il est urgent d'essayer de vous procurer le livre de S. Gesell, l'Ordre Economique Naturel (introuvable en français) ou de poster quelques questions, sous forme de commentaires, sur ce blog. J'essaierai d'y répondre.