Euro ou pas Euro -TVlibertés relance le débat avec le professeur Bruno Lemaire
Entretien : « Quelle monnaie pour la France ? »
Entretien accordé à TVLibertés le 8 octobre 2026 (environ 52
minutes), mis en forme à partir des notes de l'auteur.
Après un tour d'actualité économique, l'entretien se concentre
sur les questions soulevées par mon livre, Quelle monnaie pour la France.
Points d'actualité
Journaliste
— Et si le problème
de la France était aussi monétaire ? Depuis la création de l'euro, la France a
vu sa compétitivité se dégrader, sa dette exploser et son industrie reculer.
Pour certains économistes, ces difficultés ne sont pas indépendantes du
fonctionnement même de la monnaie unique.
Bruno Lemaire — Le problème de la France n'est pas seulement monétaire, mais il
est aussi monétaire — nous y reviendrons plus loin, en parlant en particulier
de l'euro. Mais je peux déjà dire qu'il s'agit, dans le domaine monétaire comme
pour d'autres domaines économiques, d'une question de souveraineté.
Journaliste
— Mais sortir de
l'euro serait-il réellement une solution ? Dépréciation du nouveau franc,
inflation, fuite des capitaux, dette publique : quels seraient les risques et
surtout les gains possibles d'un tel bouleversement ? Et alors que les tensions
sur les dettes souveraines ravivent les interrogations sur l'avenir de la zone
euro, une autre question se pose : l'euro protège-t-il encore la France ou
est-il devenu une contrainte pour son économie ?
Bruno Lemaire — Sortir ou non de l'euro est effectivement une véritable
question, que l'on se pose depuis presque quinze ans. Je me souviens de
différents entretiens avec Jacques Sapir, dans les années 2015, au cours
desquels J.S. annonçait la sortie de l'euro dans les quelques mois suivant cet
entretien. J'avais même organisé un débat sur le sujet en novembre 2015. Cette
question est l'une des raisons qui m'ont poussé à écrire mon dernier livre.
Journaliste
— C'est le débat que
nous allons avoir avec Bruno Lemaire. Vous êtes économiste, ancien doyen
associé d'HEC et ancien responsable recherche et développement chez IBM
Conseil. Vous avez été le conseiller économique de Marine Le Pen entre 2011 et
2014. Et vous publiez cet ouvrage : Quelle monnaie pour la France.
Le Journal de l'éco
Journaliste
— Le chiffre : Le taux de rendement de l'obligation
française à 10 ans est à 4,9 %. Que se passera-t-il le jour où financer et
renouveler la dette deviendra trop coûteux, voire impossible ? À partir de quel
taux le financement de la dette pourrait-il devenir impossible ?
Bruno Lemaire — Avant de vous répondre sur le niveau de rendement des OAT qui
pourrait devenir explosif, je voudrais préciser que la question du
remboursement se pose d'autant plus que la majorité des dettes actuelles,
souscrites entre 2016 et 2022, l'ont été à un taux moyen inférieur à 1 %.
Puisqu'il est impossible de les rembourser, il va falloir les « faire rouler »,
c'est-à-dire emprunter au taux courant, actuellement de presque 5 %, d'où un
différentiel de taux d'environ 4 %. Si ce taux reste le même lorsque ces dettes
« à faible taux » arriveront à maturité — c'est-à-dire au moment où il faudra
les faire rouler —, nous arriverons à une charge de la dette frôlant
l'insupportable. En effet, avec un encours moyen de dette « à 1 % » de 2 800
milliards, la charge annuelle de ces « vieilles dettes » représentera de
l'ordre de 130 à 140 milliards, sans compter les dettes postérieures à 2022,
qui atteignent 3 600 milliards en septembre 2026. En résumé, si le taux des OAT
reste durablement à 5 %, la seule façon d'amortir ce choc serait d'avoir une
inflation comparable, d'au moins 4 %, voire plus. Sinon, il faudra faire défaut
sur certaines dettes. Les marchés financiers commencent d'ailleurs à se
demander si le taux actuel n'est pas « trop faible » vu la faiblesse de
l'économie française, et même s'il ne vaudrait pas mieux ne plus souscrire à de
futurs emprunts, quel qu'en soit le taux.
Journaliste
— L'info : Le chômage a atteint 8,3 % au deuxième
trimestre 2026, en hausse de 0,2 point. La Banque de France prévoit qu'il
pourrait atteindre 8,4 % en fin d'année. Jusqu'où cette dégradation peut-elle
aller ?
Bruno Lemaire — On peut effectivement craindre que cette détérioration
s'accentue : notre faiblesse industrielle et commerciale ne peut être comblée
du jour au lendemain, même si l'on peut toujours jouer sur le nombre de nos «
fonctionnaires hors marché », c'est-à-dire ceux qui occupent des fonctions de
contrôle ou de support, en l'augmentant encore — ce qui aurait pour effet
d'alourdir davantage nos dettes publiques.
Journaliste
— La déclaration
: Angel Ubide,
responsable de la recherche économique de Citadel, affirme aujourd'hui que la
France n'a plus « aucune marge d'erreur » face aux marchés. Alors que l'euro
est tombé à son plus bas niveau depuis dix-sept mois, quelle menace la
situation de la France peut-elle faire peser sur la zone euro ?
Bruno Lemaire — C'est effectivement une question légitime. La zone euro peut se
désagréger du fait de la faiblesse de l'économie française. D'où, peut-être,
l'intérêt de quitter librement la zone euro tant qu'elle existe encore.
Journaliste
— La situation des
finances publiques françaises et les tensions qui pèsent sur la zone euro
posent donc une question plus fondamentale : le cadre monétaire actuel est-il
encore adapté à l'économie française ? C'est précisément la question que vous
posez dans votre ouvrage Quelle monnaie pour la France.
L'entretien
Journaliste
— Sur le système
bancaire et financier européen tel qu'il est construit depuis les années 1970,
vous dites qu'il a organisé une captation croissante de la richesse par la
sphère financière, au détriment de l'économie productive. Comment cette
captation s'organise-t-elle ?
Bruno Lemaire — Nous reviendrons sur ce point plus précisément un peu plus tard,
mais il suffit de constater que si la loi de 1973, puis l'article 123 du traité
de Lisbonne, avaient pour objectif affiché de rendre l'État français moins
dépensier, on peut dire que cet objectif a échoué. Les dettes publiques, au
lieu d'être limitées par le traité de Maastricht à 60 % du PIB, en atteignent
presque le double ; le déficit public, qui devrait être limité à 3 % du PIB, en
est lui aussi proche du double. En revanche, les marchés financiers ne se sont
jamais aussi bien portés, avec des OAT qui leur rapportent depuis des années
bien plus que le taux de croissance, même corrigé de l'inflation. Et les
banques elles-mêmes, qui peuvent souscrire des OAT à 4 ou 5 % pour se voir
racheter certaines obligations par la Banque de France à 2 %, ne sont pas
perdantes — d'autant qu'elles disposent du privilège de créer de la monnaie
bancaire en prêtant de l'argent par simple jeu d'écritures. Quant à l'État, il
continue de dépenser sans compter.
Journaliste
— Les objectifs de
l'euro présentés à l'époque étaient de supprimer les coûts de conversion et de
doter l'Europe d'une banque centrale garantissant la stabilité des prix. Qu'en
est-il de ces objectifs aujourd'hui ?
Bruno Lemaire — Il est clair qu'une monnaie unique, ou commune, supprime les
coûts de conversion. Quant à la stabilité des prix, cet objectif a été atteint
dans le cadre d'une situation « normale ». Mais dans les périodes de crise —
Covid, guerre en Ukraine, ou problèmes au Moyen-Orient —, ce n'est clairement
plus le cas.
Journaliste
— Quels seraient les
objectifs d'une sortie de l'euro ? Seraient-ce un solde commercial équilibré et
une compétitivité retrouvée ? Inversement, une rupture monétaire annonce-t-elle
forcément un cataclysme ?
Bruno Lemaire — Le premier objectif serait de ne pas forcer 11, 12, et
maintenant 21 pays à marcher au même pas, en comptant sur une « convergence
automatique des économies » de ces pays. Nous y reviendrons en parlant de la
Charte de La Havane. Mais l'objectif le plus important pour la France serait de
retrouver sa souveraineté monétaire.
Journaliste
— Vous dites que
l'euro, tel qu'il a été créé, ne fonctionne pas pour la France. Le prix Nobel
Joseph Stiglitz avait lui-même reconnu que l'euro avait été une erreur.
Certains vous diront que l'euro protège la France : sans lui, l'État devrait
s'endetter sur les marchés financiers à des taux bien supérieurs à ceux
pratiqués aujourd'hui. Que leur répondez-vous ? (Comment s'en sortent le
Danemark ou la Suède ?) Alors pourquoi dites-vous que l'euro ne fonctionne pas
pour la France ? (La France est passée de la 3ᵉ place en 1995 à la 7ᵉ place des
puissances exportatrices aujourd'hui : l'euro est-il seul responsable ?)
Pourquoi dites-vous que le dysfonctionnement de l'euro pour la France s'est
propagé à la dette publique et aux banques ?
Bruno Lemaire — Il serait sans doute faux de soutenir que l'instauration de
l'euro est la seule cause de l'affaiblissement économique de la France.
L'entrée de la Chine dans l'OMC, et les erreurs commises dans la gestion de
notre avantage concurrentiel de l'époque — à savoir notre énergie nucléaire,
presque sabotée par les tenants des énergies intermittentes — ont aussi joué un
grand rôle. Inversement, certains ont effectivement affirmé que l'euro
protégeait la France en lui permettant de s'endetter à moindre coût que si elle
avait été seule à défendre sa monnaie. Mais ce remède a peut-être été pire que
le mal, puisque la France n'a pas été contrainte d'adapter son économie — ce
qu'elle aurait pu faire si ses emprunts sur les marchés financiers lui avaient
coûté plus cher qu'à ses voisins. De plus, cet argument ne tient plus,
maintenant que le « spread » des taux entre l'Allemagne et la France dépasse
allègrement les 100 points de base (1,1 %), et que le taux d'emprunt de la
France est même supérieur à celui de l'Italie, de l'Espagne, et même de la
Grèce. Peut-être est-ce le bon moment de quitter l'euro.
Journaliste
— Les critiques
d'une sortie de la France de l'euro pointent une explosion de l'inflation liée
à une dépréciation du nouveau franc. Pourquoi la valeur du franc devrait-elle
être abaissée ? (15 à 20 % selon Sapir) Comment cette inflation pourrait-elle
être évaluée ? (Pour Sapir, cette inflation serait limitée à moins de 3 %,
compensée par un regain de compétitivité et la hausse du PIB.) À combien
reviendrait, pour la dette publique, le coût d'une sortie de l'euro ?
Bruno Lemaire — Pour l'économiste Sapir, du fait de la lex monetae, seuls
3 % des emprunts de la France dépendent de la valeur internationale de la
monnaie ; les autres emprunts, libellés en monnaie française, resteraient les
mêmes si l'euro se transformait en franc nouveau, dès lors que la parité de
conversion initiale serait de un pour un — quelle que soit son évolution par la
suite.
Journaliste
— Certains ont pu
plaider pour un retour à l'étalon or. Pourquoi ce n'est pas une option tenable
pour vous ?
Bruno Lemaire — L'étalon-or, s'il a pu servir de point fixe pour mesurer
l'évolution des économies, contient son propre défaut. L'évolution de son cours
n'a rien à voir avec l'évolution ou la santé des diverses économies, dans une
mondialisation qui a vu la croissance de certaines économies « émergentes »
dépasser 10 % par an. Pour moi, il vaudrait mieux prendre comme étalon un
panier moyen, dont la composition n'évoluerait qu'en fonction de sa propre
composition, mais en gardant la même valeur « monétaire », le même prix. Comme
vous le dites, cela ressemble un peu aux DTS du FMI.
Journaliste
— L'autre objection
sur une sortie de l'euro : le risque de fuite des capitaux. Quelles mesures
pourraient y faire face ? (Contrôle des capitaux et parité de conversion.)
Bruno Lemaire — Je pense que le contrôle des capitaux, au moins sur longue
durée, serait une erreur, même si on peut l'instaurer sur une courte période de
transition. Quant à la parité de conversion de un pour un, elle est
indispensable si l'on veut faire jouer la lex monetae.
Journaliste
— Après une sortie
de l'euro, vous plaidez pour une nouvelle règle d'or : le libre-échange
intelligent. N'est-ce pas du protectionnisme ?
Bruno Lemaire — Libre-échange intelligent, ou protectionnisme libéral — peu
importe le nom. Il s'agit de privilégier une économie libérale à l'intérieur de
nos frontières, tout en nous protégeant, vers l'extérieur, des pays à faibles
coûts de production, que ce soit en raison d'une fiscalité plus faible, de
salaires plus bas, ou de normes sociales peu exigeantes. Il s'agit de rendre la
concurrence plus loyale, afin de permettre à la balance courante de la France
de revenir à l'équilibre, ce qu'elle n'a plus été depuis 2005.
Il s'agit aussi de retrouver l'esprit de la Charte de La Havane
de 1948, dont l'objectif était d'inciter les pays « trop exportateurs » à moins
exporter, ou à importer davantage, et l'inverse pour les pays « trop
importateurs ». À la suite de Maurice Allais, on peut imaginer deux procédés
pour cette incitation à rééquilibrer les échanges internationaux. Instaurer un
marché de « droits à importer », suggéré aussi par Warren Buffett pour les
États-Unis en 2003, tout en restant dans un processus libéral, par le seul fait
que ces droits à importer seraient traités dans un marché. La deuxième
incitation, pour un pays trop importateur, serait d'avoir une TVA à récupérer «
variable », les importateurs récupérant moins de TVA, voire beaucoup moins de
TVA, que des entreprises « locales » produisant en France.
Journaliste
— Revenons aux
questions monétaires. Vous écrivez que la création monétaire peut relever soit
d'une autorité relevant de la puissance publique (banque centrale), soit
d'établissements privés (banques commerciales). Qu'est-ce que cela change ?
Serait-ce la réforme monétaire visant la séparation des fonctions de dépôts et
de financement ?
Bruno Lemaire — En fait, la réforme bancaire qu'il faudrait entreprendre serait
la réforme que Maurice Allais et quelques-uns de ses élèves ont appelée « 100 %
monnaie ». Dit simplement, la Banque de France serait la seule à pouvoir
réellement créer de la monnaie, et les banques commerciales ne pourraient plus
accorder d'emprunts si leurs prêts n'étaient pas intégralement, à 100 %,
couverts par leurs propres ressources.
Journaliste
— Précisons cela.
Sur la dette, quand l'État s'endette auprès des marchés financiers, vous dites
que l'essentiel de la monnaie prêtée n'est pas de l'épargne recyclée, mais de
la monnaie créée à partir de rien par les banques commerciales. Est-ce que vous
pouvez nous expliquer cela ? Donc l'endettement des États n'enrichit-il que les
banques, qui prélèvent un taux d'intérêt sur leur prêt ? Est-ce cela que
certains appellent la dette illégitime ?
Bruno Lemaire — Pour vous répondre globalement, je ne dirais pas que ces dettes
sont illégitimes, mais qu'elles auraient pu être associées à un taux d'intérêt
beaucoup plus faible. Ce sont effectivement les marchés financiers et les
banques qui en profitent le plus ; quant à l'État, il pense pouvoir se
contenter d'augmenter ses impôts en cas de difficultés. On pourrait dire que
l'on privilégie les créanciers au détriment des contribuables, sans pour cela
parler nécessairement de corruption. C'est justement l'un des objectifs du 100
% monnaie d'éviter cela.
Cependant, il faut encore préciser les conditions d'application
du 100 % monnaie. Comme Allais, je suggère que l'augmentation de la masse
monétaire devrait être fixée année par année, validée et contrôlée par le
Parlement, sans pouvoir varier au gré des circonstances. Cette augmentation
monétaire pourrait, par exemple — véritable règle d'or —, correspondre à un
taux équivalent au taux de croissance prévu augmenté de l'inflation prévue.
Pour un taux de croissance de 1 % et un taux d'inflation de 2 %, on aurait
ainsi une augmentation annuelle stable de 3 %, cette stabilité rassurant les
investisseurs ainsi que les entrepreneurs.
Enfin, pour revenir sur ces dettes « illégitimes », et si l'on
évoque la « solution » de Jean-Luc Mélenchon d'annuler les dettes publiques
françaises en les mettant simplement au bilan de la Banque de France, cela ne
serait envisageable qu'en sortant non seulement de l'euro, mais de l'Union
européenne.
Journaliste
— Le passif des plus
grandes banques françaises représente plusieurs fois le PIB national. L'État
avait renfloué ces banques en s'endettant lors de la crise des subprimes. Une
telle opération serait aujourd'hui impossible à cause du surendettement. Quelle
garantie avons-nous aujourd'hui que l'épargne des Français ne serait jamais
mobilisée pour résorber une crise ? (Directive BRRD.)
Bruno Lemaire — Vu l'état actuel de la France et de son gouvernement, nous
n'avons aucune garantie que cette épargne ne sera pas mobilisée. En plus de
cette épargne, les comptes à vue ne sont pas loin de représenter 2 000
milliards d'euros, ce qui est effectivement « attirant » pour un État en
quasi-faillite.
Journaliste
— Mais cela
conduirait à une révolte, non ?
Bruno Lemaire — Pas nécessairement. La mobilisation de l'épargne pourrait
commencer par s'appliquer aux épargnes importantes, de plus de 100 000 euros,
mais une fois que le principe en serait établi, nulle dérive ne peut être
écartée : il suffirait de diminuer peu à peu le seuil de « mobilisation de
l'épargne ».
Comme je l'ai écrit par ailleurs, la seule façon de s'en sortir
est de diminuer drastiquement les dépenses gouvernementales, à un niveau
avoisinant 150 à 200 milliards par an, comme le suggèrent un Charles Gave ou
une Sarah Knafo, le premier ajoutant à ces économies drastiques que cela
exigerait de sortir de l'euro. À ce sujet, notons que le 100 % monnaie et sa
règle d'or ne peuvent pas non plus être mis en place sans sortir de l'euro.
Journaliste
— Terminons avec le
projet d'euro numérique en préparation à la BCE, et dont le lancement serait
prévu pour 2029. Pourquoi parlez-vous de surveillance financière ?
Bruno Lemaire — Sans être spécialiste de la question, je peux simplement dire
deux choses. L'utilisation des billets, donc de la monnaie fiduciaire, est
anonyme, même si la plupart des échanges se font en général de façon numérique.
Mais cette liberté reste fondamentale. Un euro numérique permettrait
effectivement une surveillance financière totale, ce qui, entre de mauvaises
mains — ce qui ne peut être écarté —, peut conduire à ce que beaucoup imaginent
être déjà le cas en Chine.
Entretien
réalisé par TVLibertés, 8 octobre 2026.
Commentaires
Enregistrer un commentaire