Euro et 35 heures, deux catastrophes, dont il faut sortir différemment
Euro et 35 heures, deux énormes erreurs, qui demandent un traitement différent. Par Bruno Lemaire, club Idées Nation On parle parfois, dans le langage de l’entreprise, de « sunk costs », pour qualifier des erreurs de gestion qui ont conduit à des coûts inutiles, mais sur lesquels on ne peut revenir. Certains, comme H. Guaino, ont d’ailleurs qualifié ainsi l’euro. Il n’aurait pas fallu instaurer l’euro, monnaie unique, mais maintenant que le mal est fait, il ne faudrait pas revenir dessus , et donc essayer de vivre avec le moins mal possible. Ce n’est pas notre avis , nous l’avons déjà dit, et le coût de transformer l’euro, monnaie unique, en monnaie commune , tout en ressuscitant des monnaies nationales, serait nettement moins important que de continuer à tenter de véhiculer cette chape de plomb, qui conduit à cette eurostérité dénoncée fort justement par Marine le Pen et le Front National. Il en va cependant tout autrement pour les 35 heures ....