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PIB, kesaco. Un mystère soigneusement entretenu, ou simple ignorance ou désintérêt des 'experts'

  PIB, introduction.   Ce que les experts veulent, ou non, nous cacher. par Bruno Lemaire, économiste, ancien doyen associé à HEC Y aurait-il un complot des experts ? Que nenni. Mais pourquoi partager des connaissances quand celles-ci vous rendent tout puissants, voire intouchables. Le jargon des « experts » sert souvent à cela. Que ce soit le sigle ancien « PNB » ou un sigle plus moderne « PIB » (Produit Intérieur Brut), la seule façon pour l’honnête homme de le comprendre serait, semble-t-il, d’aller sur les pages de l’INSEE, ou sur celles de WIKIPEDIA, pour comprendre que l’on parle de ce qui est produit, ou dépensé , en France. Déjà une première ambiguïté : parle-t-on de ce qui est produit sur le sol français, ou de ce qui est dépensé sur le sol français ? Serait-ce la même chose. He bien, non, c’est ce qu’un premier exemple va nous montrer, exemple qui a d’ailleurs plongé dans la perplexité la plupart de ceux qui ont ac...

Inflation, Stagflation, de grands mots pour ne pas traiter le problème et ses vraies causes?

Inflation, de quoi parle-t-on vraiment? par Bruno Lemaire, économiste, ancien doyen associé d' HEC Un peu de sémantique tout d’abord. Ce mot vient du mot latin « inflatio »   («enflure», « gonflement », « dilatation »), venant lui-même de inflatus, participe passé de inflo  : « souffler dans » ou « insuffler ». Le mot inflation signifie donc à l’origine «  augmentation forte, voire excessive  ». Il peut y avoir inflation du nombre de ministres, inflation du nombre de moustiques, inflation d’immigrés, l’inflation étant rarement synonyme d’un phénomène que l’on trouve agréable ou bénéfique. Certains physiciens ont aussi parlé de l’inflation de l’univers, et du nombre de ses galaxies, survenue après le « big bang ». En économie, et dans le langage courant, on parle d’inflation, souvent sans qualificatif, pour parler de hausse des prix , sans nécessairement en comprendre, ni même en rechercher, les causes. On parle cependant...

Inflation : Serions-nous dirigés par des menteurs ou des incapables. Qu’en pensent nos experts ?

par Bruno Lemaire, économiste, ancien doyen associé d'HEC Le simple bon sens nous indique que s’il y a hausse des prix, c’est soit parce qu’il y a trop d’argent relativement à la production disponible (inflation monétaire), soit parce que la demande de biens est trop forte par rapport à l’offre disponible (inflation de « demande ») , soit parce que les deux phénomènes se produisent simultanément. Face à ce phénomène, qui se complique d’une production très molle (nous n’avons toujours pas retrouvé en France, en juin 2022, le PIB de la fin de 2019, même s’il y aurait beaucoup à dire sur la cohérence des mesures du PIB) les experts nous proposent deux « solutions » dont ils disent eux-mêmes qu’elles sont, sinon mauvaises, du moins à double tranchant, en se retranchant deriière la pseudo théorie de la " stagflation ". Pour lutter contre « l’inflation » (comprenons ici la « hausse des prix ») certains proposent d’augmenter un prix, celui de l’argent, ...

INFLATION, ou les billevesées de prétendus experts

L'inflation serai due à des taux d'intérêt trop bas (mais pas du tout du "quoiqu'il en coûte" ou de l'argent magique distribué simultanément à une baisse vertigineuse du PIB français en 2020) Pour le commun des mortels, l’inflation signifie hausse des prix , avec comme étalon de mesure les prix précédents. Si, pour les mêmes produits, les prix ont augmenté d’une période à l’autre, c’est qu’il y a eu inflation. Pour certains experts, auto-proclamés ou non, l’inflation serait monétaire , c’est-à-dire que la masse monétaire en circulation, quel que soit l’agrégat monétaire servant à mesurer cette masse monétaire (M0 pour la monnaie centrale, M1 pour l’agrégat le plus commun, pièces plus billets plus comptes courants, ou encore M2, M3, peu importe ici) grandirait plus vite que la production . Le cas typique en est d’ailleurs l’année 2020, où la production a baissé de 9% en France, alors que l’agrégat M1 a cru de 33% (donc, relativement par rapport au PIB, bie...

Parler d’étalon or pour ne pas parler d’inflation monétaire, un exploit !

Chronique du jour, le 11/05/2022, par Bruno Lemaire, ancien doyen associé d’HEC Sur CNews, le 10/05/2022, un expert, pas le plus médiocre d’ailleurs, a enfin abordé le problème de la dépréciation monétaire. Mais, pour cela, il est passé par le biais de la valeur de l’or et de son évolution au cours des siècles. Cet expert avait évoqué la veille, le 09/05/2022, la question de la hausse des prix sans jamais parler des quantités incroyables de monnaie émises en quelques années, et plus particulièrement en France en 2020. Cette fois Dimitri P. en a enfin parlé, non pour souligner la hausse des prix, mais pour dire que la paye d’un gradé, un centurion romain du temps de César ou du Christ , ou encore d’un capitaine de l’armée US en 2020, n’avait pas évolué en terme d’or. Quelle que soit la valeur de cette approximation – car il faudrait supposer que la « valeur » du travail de chacun de ces gradés n’a pas changé relativement à d’autres rémunérations – notre expert a laissé enten...

Une gageure, parler d’inflation sans parler de monnaie !

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Chronique du jour, le 10/05/2022, par Bruno Lemaire, ancien doyen associé d’HEC Nos économistes et nos experts seraient-ils tous idiots, incultes, ou frappés du symptôme macronien, « parler dans le vide et dire tout et son contraire ». N’y aurait-il personne pour se dire qu'effectivement la monnaie « banque centrale », émise sous forme de billets ou de simples écritures par la Banque de France, peut avoir un peu d’influence. Mille milliards d’euros d’augmentation du bilan de la Banque de France, pour une production en avril 2022 inférieure à son niveau de décembre 2019, cela n’interroge aucun chroniqueur ? De plus en plus de monnaie créée, pour une production stagnante, n’y aurait-il aucun rapport avec la hausse des prix qui s’annonce ? Alors nos experts des plateaux télé vont parler de stagflation , en en donnant les symptômes, hausse de prix et stagnation de la production et de la consommation, mais sans en chercher la cause : le quoiqu’il e...

Imaginons le programme économique d'Eric Zemmour

  Avec Eric Zemmour, la France peut renaître, si elle s’en donne les moyens Redressons économiquement la France Comme le dit mon plus jeune petit fils, 4 ans, imagine, imagine ce que pourrait, voire devrait, faire Eric Zemmour s’il était président (je suppose ici qu’il sera candidat et qu’il sera élu) Tout d’abord, partons de faits qui me semblent indiscutables. La France est en déclin, économique et industriel, et Eric Zemmour veut restaurer la grandeur de la France, en privilégiant par-dessus tout la France et les Français. C’est ce qu’un article récent de Capital semble affirmer lui aussi. Nous parlons ici de la France actuelle, pas de la France "napoléonienne" de 1804, dont les frontières correspondraient presque à l'Europe des Six, l'Italie du Sud exclue. Un projet économique, quelle que soit la personnalité qui l’incarne, a besoin d’une équipe, restreinte, mais multidisciplinaire pour lui donner du corps. On parle d’un industriel reconnu comme Loïk Le Floc...