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mercredi 26 avril 2017

L'affaire Whirlpool, simple 'anecdote' pour Attali, déstabilise Macron, qui se réfugie dans le mensonge



Macron en échec à Amiens sur Whirlpool perd son sang-froid et ment sans vergogne en assimilant Europe et Union européenne!

Par Bruno Lemaire, économiste, club Idées Nation

En tant qu’adversaire politique, on peut avoir des visions différentes sur l’avenir, préférer la France ou préférer l’Europe.

Mais mentir comme vient de le faire E. Macron devrait le disqualifier à tout jamais de prétendre diriger la France.

Voyant que Marine le Pen venait de redonner de l’espoir aux 300 salariés de Whirlpool, menacés sous 18 mois de délocalisation de leur usine, Monsieur Macron a osé dire que si Marine Le Pen arrivait au pouvoir et sauvait Whirlpool, alors ce serait Procter et Gamble qui devrait licencier ses 1000 employés !

Quel rapport ? Simple, trop simple même. Pour l’ancien banquier d’affaires, si une usine ne ferme pas, il faut qu’une autre usine ou entreprise ferme, ainsi va le jeu de chaises musicales des marchés financiers, trop d’entreprises étant dépecées en vue d’un profit maximum de très court terme.

Pour justifier cet « échange », E. Macron ose affirmer que la candidate patriote veut fermer les frontières, alors, comme nous l’avons déjà vu, Marine Le Pen veut contrôler efficacement les frontières et, évidemment rester dans l’Europe, mais pas sous le joug de l’Union européenne actuelle. Les 500 millions de consommateurs potentiels européens – encore faut-il que leur pouvoir d’achat le leur permette – seront encore et toujours des clients possibles de Procter et Gamble, et ce n’est évidemment pas le contrôle de nos frontières par des péages intelligents qui s’y opposera, bien au contraire. L'exemple de la Suisse le prouve aisément.

E. Macron, qui se voyait déjà élu en festoyant à la Rotonde, perd son sang-froid. On peut le comprendre, mais en aucun cas l’excuser. Le sort de millions de chômeurs, de millions de travailleurs pauvres, est trop important pour que le caprice d’un enfant gâté, boosté par un système qui l’a lancé comme un produit marketing, soit passé sous silence.

L’Europe de Marine Le Pen, une Europe des Nations et des Libertés, ne peut être réduite à une structure bureaucratique, l’Union européenne, qui a montré depuis des décennies toutes ses imperfections et son mépris pour les différents peuples qui composent notre Europe, et en particulier pour le peuple français.

La priorité nationale affichée et défendue par Marine Le Pen permettra de sauver les emplois de Whirlpool, sans menacer, bien au contraire, d’autres emplois régionaux. Monsieur Macron s’est déshonoré en tenant de tels propos. Il est vrai qu’en digne ( ?) héritier de Monsieur Hollande, ce n’est pas étonnant.

lundi 24 avril 2017

Contrôle ou fermeture des frontières : levons toute ambiguïté et autres fantasmes



Oui, on peut contrôler nos frontières, sans les bloquer, et même en les fluidifiant.

Par Bruno Lemaire, économiste, club Idées Nation, ancien responsable recherche et développement chez IBM conseil.

Les adversaires de Marine Le Pen, sans aucun scrupule, prétendent que la candidate patriote aux élections présidentielles veut fermer les frontières. Plus c’est simpliste, plus cela marche, ou semble marcher.

Et pourtant c’est aussi faux que de déclarer que de mettre un péage de type électronique – les voies marquées T sur les postes de contrôle des autoroutes – rendrait la circulation moins fluide, alors que c’est le contraire qui se produit.

Chaque jour on décrit au chaland potentiel les merveilles que nous apporteraient les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications, les fameuses TIC et l’ère numérique, et l’on serait incapable de contrôler nos frontières sans les fermer. De qui se moque t-on ? De l’électeur, assurément.

Il ne s’agit évidemment pas de barrer les frontières, ni même de ralentir les flux frontaliers entre l’Allemagne (ou la Belgique) et la France, ou entre l’Italie (ou l’Espagne) et la France, mais de s’assurer que TOUT ce qui traverse la frontière, que ce soit des hommes ou des marchandises, soit en règle et reconnu à chaque passage de frontière.

Une carte électronique, un badge, serait accordé à chaque personne, l’équivalent d’une carte vitale ou d’une carte d’identité munie d’une puce permettant le contrôle à distance – tout à fait comme une carte de télépéage .

Pour les marchandises, qui arrivent le plus souvent en camion porte container, un code barre ou son équivalent plus moderne, et plus facile encore à scanner, contiendrait toutes les informations utiles pour décrire le chargement exact. Là encore, aucune difficulté pour déterminer, sans aucun ralentissement, le type de chargement transporté. La société de transport aurait rempli une fiche préalable, au moment du chargement, et elle aurait reçu la pièce numérisée correspondante. Il n’y aurait ni plus ni moins de contrôle aléatoire pour vérifier que le contenu transporté correspond bien à ce qui a été déclaré. On peut même penser que le flux sera fluidifié, contrairement au scénario catastrophe de madame Morano qui imagine des heures d’attente à chaque frontière.

Non, mesdames et messieurs les experts européistes béats, les filtres que veut mettre en place Marine Le Pen pour mieux contrôler nos frontières ne sont pas des barrages, mais des écluses, et les technologies modernes permettraient à la fois un meilleur contrôle et une plus grande fluidité.

On aurait ainsi à la fois plus de sécurité et plus d’efficacité. Mais cela, nos adversaires ne veulent pas l’entendre. Reconstruire des frontières efficaces n’est pas dans leur idéologie, hélas. Ils ne veulent pas comprendre que l’on puisse être à la fois pour les échanges, aussi équilibrés que possible, et pour un protectionnisme, et une protection, intelligents.

dimanche 23 avril 2017

La France face à son destin : sa disparition dans la mondialisation ou sa renaissance !



Les jeux ne sont pas faits, faut-il encore ne pas se tromper de message

Par Bruno Lemaire, Club Idées Nation

Le tenant de la mondialisation financière et de la submersion migratoire a gagné la première manche, pourquoi le cacher.

Il est évident que les médias mainstream ont joué un rôle essentiel dans la réussite, peut être provisoire de Manuel Macron, puisque aucun de ceux-ci n’a soutenu son adversaire principal, à savoir Marine Le Pen. Mais tel n’est pas notre propos.

Ce que nous voulons montrer ici, c’est que la France et les Français sont face à un choix primordial, qui peut être définitif, même si en politique, on peut penser que rien n’est définitif. Il s’agit en effet d’un choix de civilisation, entre une France redressant la tête, ou bien une France broyée entre deux mondialisations, la mondialisation financière, relayée par la tristement célèbre troïka, le FMI de Washington, le conseil européen de Bruxelles, et la BCE de Francfort, et la mondialisation islamique.

La France peut-elle échapper à cet avenir de soumission ? Avec E. Macron, sûrement pas, puisque Macron est le candidat de la dérégulation d’une loi El Khomri puissance 10 et d’une ignorance totale, voire d’une acceptation des flux de migration qui ont déjà bouleversé depuis 30 ou 40 ans le visage millénaire de la France.

Mais faut-il encore préciser la France que Marine Le Pen veut proposer, dans une Europe elle aussi profondément modifiée, dans une Europe qui devra offrir concrètement un autre avenir, un avenir de coopération entre Nations, à la fois indépendantes et solidaires. Pour cela, il ne suffit pas de dire que cela est possible, il faut montrer que c’est nécessaire, et donc que c’est indispensable. Oui, la France a besoin d’une toute autre Europe, qui s’appuie sur les nations et les libertés si chères à la tradition de ce que certains qualifiaient naguère de « vieille Europe », et non plus sur des normes et des règles tatillonnes dictées par une Union européenne à bout de souffle. Voilà le défi qu’attend Marine Le Pen si elle veut vraiment combattre la soumission que les premiers résultats électoraux semblent promettre à la France.

Cela va bien au-delà de débats plus ou moins abscons, et donc angoissants, sur la nécessité d’une autre monnaie ou sur le changement complet, sans doute nécessaire, de la politique économique actuelle. Marine doit s’appuyer sur l’esprit d’initiative de ses compatriotes, si malmené actuellement, tout en protégeant les plus faibles d’entre eux.

Ce n’est évidemment pas en ‘ubérisant’ la société qu’elle y parviendra, mais ce n’est pas non plus en pensant que l’État peut tout faire. Équilibre ô combien délicat entre un libéralisme intérieur indispensable et un état protecteur, mais pas trop. Cela ne pourra se faire qu’en redonnant l’espoir au plus grand nombre, et en montrant à des millions de « petits » acteurs économiques que l’on peut, et qu’il faut, remettre la France au travail, qu’il est délétère de paraître vivre mieux lorsque l’on est aidé que lorsque l’on travaille pour gagner sa vie dans un métier que l’on a choisi, et pas que l’on vous impose. C’est ce côté concret que l’on a peut-être oublié dans cette première étape de campagne présidentielle. La France a perdu une première bataille, nous pouvons encore faire qu'elle n'ait pas perdu la guerre.