Tweeter

Rechercher dans ce blog

lundi 26 novembre 2012

PourquoiSeulementLaDetteGrecque


Pourquoi  la dette grecque … et pas celle de la France ? (billet d'humeur)

Les rédactions de divers journaux s’enflamment périodiquement autour d’un secret de Polichinelle. Chacun sait, depuis 2 ou 3 ans, que la Grèce ne pourra jamais rembourser la totalité de sa dette.  Certains fixent même la date de cet abandon annoncé, au moins pour une nouvelle moitié de cette date, à savoir 2015 : cette date en vaut bien une autre.

De fait, on a eu beau effacer en partie la dette publique grecque, dépenser des milliards pour la « sortir du trou », attendre que le pouvoir d’achat moyen des grecs soit amputé de près de 30%, rien ni a fait. Même le FMI commence à le faire savoir , comme le rappelle le Figaro: c’est tout dire

Alors, à quoi rime cette comédie?

Faudra t-il attendre 3 ou 4 ans de gouvernance, ou de non-gouvernance Ayrault-Hollande, et les nombreuses souffrances occasionnées de ce fait aux plus fragiles de nos compatriotes, pour qu’on en tire des leçons analogues pour la France. Non, dans le système européiste et mondialiste actuel, les dettes publiques françaises ne pourront jamais être remboursées en totalité. Reste la grande question : qui va devoir payer ?

La seule façon de sortir de cette cure d’austérité, à la fois mortifère et sans lendemain - comment croire en effet que c’est en produisant moins que l’on peut rembourser plus  - c’est d’appliquer les propositions de Marine Le Pen. Et cela tant dans le domaine monétaire - reprise en mains par la puissance publique de l’émission monétaire – que dans le domaine économique – protectionnisme raisonné avec la mise en place de véritables écluses, qui ne sont ni les passoires actuelles, ni les barrages comme ses opposants le prétendent.

5 commentaires:

  1. Mardi 27 novembre 2012 :

    Accord entre le FMI et la zone euro pour réduire la dette grecque à 124% du PIB d'ici 2020.

    La zone euro et le Fonds monétaire international se sont mis d'accord dans la nuit de lundi à mardi pour réduire la dette grecque à 124% du PIB d'ici 2020, ont indiqué des sources européennes, une décision qui ouvre la voie au déblocage de l'aide financière pour la Grèce.

    Après une douzaine d'heures de réunion, les ministres des Finances de la zone euro et le FMI se sont entendus pour que la dette grecque soit ramenée à 124% du PIB d'ici 2020, contre un objectif initial de 120% défendu par le FMI, selon ces sources, qui n'ont pas précisé les modalités pour parvenir à cet objectif.

    Concernant le nouveau prêt à la Grèce, les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de débourser un total de 43,7 milliards d'euros bloqués depuis des semaines. Une première tranche d'un peu plus de 34 milliards devrait être versée le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013.

    (Dépêche AFP)

    Petit rappel :

    Vendredi 2 novembre 2012 :

    Or le niveau de la dette grecque n'est pas viable et l'hypothèse d'arriver à un taux d'endettement de 120 % du PIB en 2020 ne semble pas atteignable. Dans son projet de budget, le gouvernement estime le niveau de la dette à 189 % pour 2013 et à 220,4 % pour 2016.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/02/la-cour-des-comptes-grecque-juge-anticonstitutionnelles-des-coupes-dans-les-retraites_1784785_3234.html

    Dette publique de la Grèce :

    2012 : dette publique de 175,6 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec. La dette augmente, augmente encore, augmente toujours, alors que le premier défaut de paiement de la Grèce a effacé 107 milliards d'euros de dettes.

    2013 : dette publique de 189,1 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2015 : dette publique de 207,7 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    2016 : dette publique de 220,4 % du PIB, selon la prévision du gouvernement grec.

    RépondreSupprimer
  2. Mardi 27 novembre 2012 :

    Sans le vouloir, involontairement, Jean-Claude Juncker fait rigoler tous les journalistes quand il répond aux questions sur la Grèce en 2022.

    Plus personne au monde ne croit Jean-Claude Juncker le joueur de pipeau.

    Plus personne au monde ne croit ses prévisions sur la Grèce en 2022 : regardez cette vidéo hilarante à la 24ème minute :

    - Question du journaliste : L'objectif est toujours d'obtenir une dette grecque à 120% du PIB ?

    - Juncker : Le fait est que l'objectif de 120% sera maintenu, mais la cible dans la mesure où le délai est en cause a été reportée à 2022.

    [Rires dans la salle]

    - Juncker : Ce n'était pas une blague !

    http://www.bloomberg.com/video/juncker-lagarde-rehn-on-greek-debt-aid-plan-oynfmcsZTKOeFZMahWN_kw.html

    - Question : Is the goal still to get Greece’s debt to 120% ?

    - Juncker : The fact is that the target of 120% will remain, but the target as far as the time frame is concerned has been postponed to 2022.

    [Laughter in the room]

    - Juncker : That was not a joke !

    RépondreSupprimer
  3. Vendredi 30 novembre 2012 :

    Zone euro : le chômage grimpe à 11,7% en octobre, un niveau record.

    Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à 11,7% de la population active en octobre, contre 11,6% le mois précédent, a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat.

    Il s'agit d'un niveau record, qui se traduit par 18,70 millions de personnes au chômage en octobre, dans les 17 pays de l'Union monétaire.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Zone_euro_le_chomage_grimpe_a_117_en_octobre_un_niveau_record15301120121105.asp

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses pour nous convaincre de voter « oui » à la création de l’euro ?

    - « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

    RépondreSupprimer
  4. Mardi 27 novembre 2012 :

    Les Européens et le FMI vont alléger la dette grecque de 40 milliards d'euros.

    En outre, l'Eurogroupe a décidé de procéder au déboursement des prochaines tranches d'aide pour éviter le défaut de paiement du pays : les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de prêter à la Grèce un total de 43,7 milliards d'euros bloqués depuis des semaines. 34,4 milliards d'euros seront versés le 13 décembre. Le versement du solde se fera en trois tranches au cours du premier trimestre 2013.

    (Dépêche AFP)

    Dialogue entre les Etats européens et la Grèce, le 27 novembre 2012 :

    Les Etats européens : - Bonjour, la Grèce. Nous avons une bonne nouvelle pour toi : nous allégeons ta dette de 40 milliards d'euros. Tu as compris ?

    La Grèce : - Non ? C'est vrai ? Merci ! Merci beaucoup, mes amis !

    Les Etats européens : - Bon, maintenant, tu vas nous rembourser tout le pognon que tu nous dois.

    La Grèce : - Mais ... Mais je n'ai plus un rond, mes amis !

    Les Etats européens : - Pas grave. Nous allons te prêter 43,7 milliards d'euros. Avec ça, tu vas pouvoir commencer à nous rembourser. Tu as compris ?

    La Grèce : - Vous allégez ma dette de 40 milliards d'euros, et ensuite vous me prêtez 43,7 milliards d'euros pour que je puisse vous rembourser ? ? ?

    Les Etats européens : - Tu as tout compris.

    La Grèce : - Vous êtes des génies, mes amis. Vous êtes de purs génies. Et les 43,7 milliards d'euros, vous les avez ?

    Les Etats européens : - Non. Nous n'avons plus un rond, nous non plus. Nous sommes surendettés. Donc nous allons devoir emprunter 43,7 milliards d'euros sur les marchés internationaux, ensuite nous pourrons te les prêter, … et ensuite tu pourras nous rembourser.

    La Grèce : - Je résume. Vous allez vous surendetter davantage, pour pouvoir ensuite me prêter du pognon, et donc vous allez me surendetter encore davantage.

    Les Etats européens : - Tu as tout compris.

    La Grèce : - Mais ça ne résout pas du tout mon problème de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. En plus, ça ne résout pas du tout votre problème de surendettement. Au contraire : ça rajoute de la dette par-dessus la dette déjà existante. Toutes ces dettes s’empilent les unes par-dessus les autres, et ça commence à faire beaucoup de milliards d’euros, toutes ces montagnes de dettes.

    Les Etats européens : - Oui, mais nous n’osons pas annoncer aux contribuables que tu es insolvable. Nous n’osons pas annoncer aux contribuables que ce sont eux qui vont payer l’addition. Alors nous faisons semblant de t’aider, et toi tu fais semblant de nous rembourser.

    La Grèce : - Ah ouais d’accord. Des génies. Mes amis sont des génies.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/19/20002-20121119ARTFIG00700-artus-la-grece-n-est-ni-l-irlande-ni-l-espagne.php

    RépondreSupprimer
  5. Vendredi 30 novembre 2012 :

    Espagne, Portugal, Grèce, Italie : ces quatre Etats foncent vers le défaut de paiement. Pour la Grèce, ce sera le deuxième défaut de paiement en seulement quelques mois.

    Lisez cet article :

    Que se passe-t-il quand un pays insolvable s'endette encore ?

    La solvabilité budgétaire de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce et même de l'Italie n'est pas assurée aujourd'hui : il faudrait un excédent budgétaire primaire énorme, compte tenu des niveaux de taux d'intérêt et de taux de croissance prévus pour 2013 et 2014, pour stabiliser le taux d'endettement public. Cependant, le déficit extérieur disparaît, mais la demande des épargnants domestiques pour la dette publique est insuffisante, d'où le niveau élevé des taux d'intérêt.

    Pourtant ces quatre pays continuent à s'endetter, soit sur les marchés financiers (Espagne, Italie), soit en partie sur les marchés financiers et en partie auprès de l'Europe (EFSF, ESM, BCE, UE), soit dans le futur auprès de la BCE (OMT).

    Si leur solvabilité budgétaire n'est pas rétablie (on ne voit pas comment elle le serait même en 2015 en Espagne et en Grèce compte tenu de la taille prévisible de l'écart taux d'intérêt – taux de croissance), cette accumulation de nouvelle dette ne peut que conduire à une situation catastrophique (défaut).

    Conclusion :

    Endetter davantage, soit sur les marchés financiers, soit auprès de prêteurs publics des pays qui n'assurent pas leur solvabilité budgétaire ne peut que conduire à une catastrophe (défaut à un niveau très élevé de dette publique).

    Dans les conditions présentes de taux d'intérêt et de taux de croissance, l'Espagne, l'Italie, la Grèce et le Portugal ne sont pas solvables. Si on fait, pour la période qui commence en 2015, des hypothèses optimistes portant sur le taux d'intérêt apparent sur la dette et sur la croissance de long terme, l'Espagne et la Grèce restent insolvables, ce qui jette bien sûr un doute sur la stratégie d'accumulation de nouvelle dette par ces pays.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67248

    RépondreSupprimer