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lundi 29 avril 2013

PourUneUnionNationale_UneFausseBonneIdee


Un gouvernement d’Union Nationale ? Mais pourquoi faire …

Billet d’humeur de Bruno J. Lemaire, club Idées Nation

Nos compatriotes commencent enfin à se rendre compte que le président qu’ils ont élu, en partie pour ses promesses pédagogiques et aussi par rejet du président précédent, n’est sûrement pas LA solution pour remettre la France sur ses rails. Moins d’un quart des français font confiance à François Hollande, et 80% lui ‘conseillent’ de renouveler complètement son équipe – si l’on peut qualifier ainsi un gouvernement qui tire à hue et à dia.

Cela étant, hélas, cette nouvelle lucidité n’est pas suffisante, puisque peu nombreux, apparemment, sont ceux qui n’ont pas compris qu’un changement de gouvernement, voire de majorité, n’apporterait aucune solution pérenne dans le contexte actuel. C’est le système qu’il faut changer, le système soumis à la haute (ou basse) finance, aux ‘européeistes’ de tout poil et à la troïka que Marine dénonce depuis des années, à savoir la BCE, l’organisation de Bruxelles et le couple FMI-OMC.

Tant que l’on restera dans le système UMP-PS qui a laissé faire cette emprise de plus en plus forte des organisations internationales sur l’avenir de notre Nation, aucune solution crédible n’est à espérer. Alors, oui, un gouvernement d’Union Nationale ou patriote, mais autour de Marine, et dans un tout autre contexte. Dans le cas contraire, la France continuera à s’enfoncer, et la grande majorité de ses citoyens avec elle.
Les pistes pour sortir de ce marasme sont pourtant connues, elles figuraient presque toutes dans le programme présidentiel de Marine Le Pen. Je rappelle ici les trois piliers économiques de ce programme:
1) Protectionnisme intelligent (et réindustrialisation favorisée par des dépenses publiques efficaces, au détriment de celles qui ont montré leur inefficacité en dehors de leur clientélisme éhonté)
2) Souveraineté monétaire retrouvée: c'est à l'Etat d'imposer sa vision monétaire, pas aux banques privées, pas plus qu'à la BCE.
3) Politique fiscale favorisant l'innovation dans les PME et les bassins d'emploi dévastés par le chômage.
 
Tout le reste serait littérature, et ce n'est sûrement pas en appelant un F Bayrou, plus européiste encore qu'un Hollande ou un Moscovici, aux commandes d'un gouvernement d'union anti-patriotique qu'on améliorera la situation de la majorité de nos compatriotes.
 

35 commentaires:

  1. Aujourd’hui, les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Je dis bien : 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Ce sont des actifs pourris, des obligations pourries, des créances irrécouvrables, … bref ce sont des merdes.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52911

    Comment les banques de l’Union Européenne se débarrassent de toutes ces merdes ?

    Réponse :

    Les banques françaises donnent les merdes françaises à la Banque de France, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque de France des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque de France donne ces liquidités aux banques françaises …
    … et les banques françaises utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat français.
    Conséquence : l’Etat français peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Conclusion :
    Tout le monde est content !

    Dans tous les pays européens du sud, le mécanisme est le même : en Italie, en Espagne, etc.

    Les banques italiennes donnent les merdes italiennes à la Banque d’Italie, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque d’Italie des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque d’Italie donne ces liquidités aux banques italiennes …
    … et les banques italiennes utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat italien.
    L’Etat italien peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Tout le monde est content !

    Mario Draghi est un alchimiste : il transforme la merde en euros !

    Bon, évidemment, les journalistes allemands et les dirigeants politiques allemands ne sont pas contents.

    Vendredi 19 avril 2013 :

    Schäuble en faveur d’une action de la BCE pour réduire les liquidités.

    Le ministre allemand des Finances verrait d’un bon oeil une action de la Banque centrale européenne (BCE) pour réduire les liquidités en circulation dans la zone euro, selon un entretien à WirtschaftsWoche, mais juge que cela est difficile dans la situation actuelle.

    « Il y a beaucoup d’argent sur le marché, selon moi trop d’argent », a déclaré Wolfgang Schäuble dans un entretien au magazine allemand à paraître lundi, mais dont des extraits ont été publiés vendredi.

    Donc « si la BCE essaie d’utiliser sa liberté d’action pour réduire un peu cette grande quantité de liquidités, je ne pourrais que le saluer », a-t-il ajouté.

    Mais la liberté d’action est minime actuellement en raison de la crise qui frappe nombre de pays de la région, a-t-il aussi souligné. « Nous ne devons pas oublier en Allemagne que beaucoup de pays européens sont encore dans une situation de croissance précaire ».

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00515597-schauble-en-faveur-d-une-action-de-la-bce-pour-reduire-les-liquidites-560016.php

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  2. MEDIAPART, Paul Jorion : « La zone euro est à deux doigts de l’éclatement », le 30 avril 2013.

    Mediapart : Un économiste grec, Yanis Varoufakis, considère sur son blog que le mémoire de la Bundesbank est un acte de guerre et annonce la fin de la zone euro telle que nous la connaissons. Partagez-vous cette analyse ?

    Paul Jorion : Les conclusions de Yanis Varoufakis au billet alarmiste qu’il poste sur son blog sont probablement bonnes, mais pas pour les raisons qu’il avance. Entre la Grèce, Chypre, le Portugal, il est clair que c’est l’Allemagne qui tient la zone euro. Elle a commencé à faire les comptes. L’addition devient de plus en plus lourde et les risques aussi, comme le traduit Target 2 (système de compensation intra-européen qui montre que l’Allemagne est créditrice à hauteur de 700 milliards d’euros à l’égard du reste de la zone euro). Enferrée dans sa position d’exportateur net, elle devient de plus en plus en risque. Les Allemands sont devenus les seuls répondants. La zone euro est devenue un fardeau beaucoup trop lourd pour eux. L’intérêt calculé de l’Allemagne est de couper le cordon.

    Mediapart : Peut-elle décider de le faire ?

    Paul Jorion : La raison voudrait que l’on arrête la politique du chacun pour soi, qu’on rebâtisse un ordre monétaire international, dont l’absence depuis 1971 entraîne tout le monde par le fond. Au niveau européen, la construction telle qu’elle a été faite montre toutes ses lacunes et ses erreurs. Il faudrait aller vers plus de fédéralisme, afin qu’un système budgétaire et fiscal commun vienne compléter la monnaie unique. Mais si cela se fait, ce sera contre les opinions publiques. Celles-ci ont décroché du projet européen : elles souhaitaient une Europe des citoyens, elles n’ont que l’Europe des marchands. À ce stade, il y a toutes les raisons d’être pessimiste. Nous sommes dans une période très critique. La zone euro est à deux doigts de l’éclatement. Le système est dans une telle situation de fragilité que la moindre étincelle peut le faire exploser.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52999

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  3. Vers une nouvelle monnaie européenne.

    Sur son blog, l'économiste Yanis Varoufakis souligne l'importance historique du document de la Bundesbank publié dans le journal Handeslblatt. Ce document de la Bundesbank montre que l'Allemagne est en train de suivre une Grande stratégie :

    l'Allemagne souhaite créer une nouvelle monnaie, qui réunirait tous les pays situés à l'est du Rhin et au nord des Alpes.

    La monnaie actuelle, l'euro, resterait la monnaie des pays d'Europe du sud et de la France.

    Lisez cet article :

    Faites votre choix, cher lecteur : voyons-nous une Grande erreur de la Bundesbank ? Ou alors une Grande stratégie, dont l'objectif est d'aboutir à une nouvelle monnaie à l'est du Rhin et au nord des Alpes, nouvelle monnaie inutilisée par les pays en déficit et par la France ? Je sais sur quelle interprétation je parierais de l'argent.

    You take your pick, dear reader: Do we behold a Bundesbank Grand Error or a Grand Strategy, the purpose of which is to bring about a new hard currency east of the Rhine and north of the Alps, unencumbered by the deficit countries and France? I know which interpretation I would place money on.

    http://yanisvaroufakis.eu/2013/04/27/intransigent-bundesbank-mr-jens-weidmanns-surreptitious-campaign-to-bring-back-the-greater-deutsch-mark/

    Rappel des chiffres du chômage en Europe :

    1- Médaille d'or : la Grèce. 27,2 % de chômage.

    2- Médaille d'argent : l'Espagne. 26,7 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. 17,5 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    24- Pays-Bas : 6,4 % de chômage.

    25- Luxembourg : 5,7 % de chômage.

    26- Allemagne : 5,4 % de chômage.

    27- Autriche : 4,7 % de chômage.

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  4. Ce qui était prévu, c'est que l'Irlande et le Portugal commencent à rembourser les autres pays européens à partir de 2015 !

    Mais comme d'habitude, ce qui était prévu ne se produira pas dans le monde réel !

    Le Portugal sera incapable de rembourser le plan d'aide de 78 milliards d'euros.

    L'Irlande sera incapable de rembourser le plan d'aide de 85 milliards d'euros.

    Ni en 2015, ni en 2016, ni en 2017, ni en 2018, ni jamais.

    Lisez cet article :

    Le sauvetage de l'euro va coûter 69 milliards à la France d'ici 2015.

    Porter secours à ses voisins a un prix. La France a ainsi participé aux différents mécanismes de sauvetage permettant de préserver l'intégrité de la zone euro, alourdissant sa dette en conséquence.

    Le programme de stabilité qui a été transmis à Bruxelles, le 17 avril dernier, chiffre le poids de ces aides sur les finances publiques françaises à 62,5 milliards d'euros d'endettement pour 2013, soit 3 points de PIB.

    Dans le détail, sur ces 62,5 milliards, 11,4 milliards d'euros sont liés à des prêts bilatéraux accordés par la France à la Grèce, dans le cadre du premier plan de sauvetage du pays méditerranéen en mars 2010.

    38 milliards d'euros seront dus aux emprunts du Fonds européens de stabilité financière (FESF), que la France garantit à hauteur de 21,83%.

    Enfin, 13 milliards d'euros seront consacrés à la capitalisation du Mécanisme européen de stabilité (MES), l'autre fonds de secours de la zone euro.

    Et l'année prochaine, l'ardoise va encore s'alourdir : les montants engagés par la France représenteront 68,7 milliards d'euros.

    Mais ce dernier chiffre n'augmentera plus ensuite. En effet, le FESF n'émettra plus aucune dette, étant désormais remplacé par le MES.

    Quant à ce dernier fonds, les États membres ne doivent comptabiliser dans leurs comptes publics que l'argent qu'ils ont mis en jeu pour le doter en fonds propres. Or la France assumera, dès 2014, sa part entière dans le capital, soit 16,3 milliards sur les 80 milliards d'euros.

    Le pacte de stabilité prévoit même que l'endettement de la France dû au soutien financier de la zone euro diminue ensuite, en 2016, à 67,5 milliards d'euros.

    Le document table, en effet, sur les premiers remboursements de l'Irlande et du Portugal, à partir de 2015. Mais cette dernière hypothèse semble désormais à oublier : le 12 avril dernier, les ministres des Finances de l'Union européenne ont donné leur feu vert à un allongement des prêts accordés aux deux pays. Ce qui va ainsi reporter le versement de leurs premiers remboursements.

    Par ailleurs, sur un total de 68,7 milliards d'euros, la Grèce représente à elle seule 43 milliards d'euros (11,4 milliards de prêts bilatéraux et 31,6 milliards de prêts du FESF garantis par la France). Un chiffre que BFMBusiness.com avait révélé dès novembre dernier.

    http://www.bfmtv.com/economie/cout-sauvetage-leuro-france-69-milliards-deuros-498270.html

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  5. Les banques de l'Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d'euros d'actifs pourris.

    Par exemple, en Italie, les banques ont 131 milliards d'euros d'actifs pourris.

    Lisez cet article :

    Italie / Banques : les créances douteuses en forte hausse en mars.

    Les créances douteuses détenues par les banques italiennes ont connu en mars leur plus forte hausse sur un an depuis décembre 2011, selon des données publiées jeudi par la Banque d'Italie.

    Leur montant a atteint 131 milliards d'euros, une hausse de 21,7% par rapport au même mois de 2012, qui se compare à une augmentation de 18,6% en février.

    Cette accélération, reflet des difficultés des banques alors que le pays connaît sa pire récession depuis 20 ans, fait craindre que la situation n'atteigne pas un pic au premier semestre comme ce qui était prévu jusqu'ici.

    L'Istat, l'office italien de la statistique, a réduit cette semaine ses prévisions de croissance et anticipe désormais une contraction de 1,4% de l'économie cette année, soit trois fois plus que sa prévision précédente (-0,5%).

    Selon les données de la Banque d'Italie, les prêts aux entreprises non financières ont baissé de 2,8% en mars après déjà un recul de 2,7% en février.

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d'euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d'Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

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  6. A propos de l'Italie :

    Toujours selon la banque centrale, les banques du pays ont renforcé leurs avoirs en obligations souveraines italiennes, à 363 milliards d'euros au total, contre 351,6 milliards en février. Ce montant est le plus élevé depuis 15 ans que la Banque d'Italie en compile la statistique et il représente une augmentation de près de 25% depuis mars 2012.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00520264-italie-banques-les-creances-douteuses-en-forte-hausse-en-mars-565185.php

    Les banques italiennes préparent l'avenir : les banques italiennes se chargent en obligations de l'Etat italien.

    Quand la prochaine crise bancaire arrivera, les banques italiennes diront à l'Etat italien :

    "Maintenant, tu vas lever des impôts supplémentaires pour nous renflouer. Si tu le fais, tout ira bien. Si tu ne le fais pas, nous faisons faillite, mais nous t'entraînons dans notre chute. Il n'y aura plus personne au monde pour te prêter de l'argent. Quant aux milliers de milliards d'euros que vont perdre les épargnants italiens, tu t'expliqueras avec eux."

    En clair : les banques italiennes tiennent l'Etat italien par les c... , et elles le tiennent très fort.

    Pronostic :

    - Les banques italiennes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat italien va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques grecques vont faire faillite ET AUSSI l’Etat grec va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques irlandaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat irlandais va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques portugaises vont faire faillite ET AUSSI l’Etat portugais va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques espagnoles vont faire faillite ET AUSSI l’Etat espagnol va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques chypriotes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat chypriote va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques slovènes vont faire faillite ET AUSSI l’Etat slovène va se déclarer en défaut de paiement.

    - Les banques belges vont faire faillite ET AUSSI l’Etat belge va se déclarer en défaut de paiement.

    (Liste non exhaustive)

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  7. Les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d'euros d'actifs pourris.

    Les banques européennes sont devenues des banques zombies.

    Comment dézombifier les banques européennes ?

    Réponse : en faisant subir des pertes énormes à tout le monde.

    Les banques vont subir des pertes énormes, les actionnaires aussi, les épargnants aussi, les Etats européens aussi.

    Lisez cet article :

    "La restructuration des banques d'après le modèle chypriote pourrait débuter dès septembre"

    La zone euro est en récession et elle doit encore s’attendre à deux ou 3 ans de récession suivie d’une relance molle, même si les politiciens de la zone euro prennent les bonnes décisions, estime Willem Buiter, l’Economiste en Chef de la Banque Citigroup dans le Financial Times.

    Il explique que c’est l’endettement excessif qui est à l’origine de la crise : celui des banques « zombies » qui ont abusé de l’effet de levier, et se sont trop endettées pour accorder des crédits sans veiller à détenir une proportion suffisante de dépôts en contrepartie, celui des Etats souverains qui ont abusé de l’endettement et des déficits dans la périphérie de la zone, et celui des ménages surendettés dans beaucoup de pays.

    Le retour à la croissance est conditionné par le désendettement de ces agents, mais il ne faut pas s’attendre à ce que la BCE accepte de générer de l’inflation pour le faciliter.

    Ce désendettement passera donc par des restructurations et la mutualisation des dettes, mais sans que celle-ci passe par des euro-bonds, qui nécessiteraient une intégration fiscale plus importante. Une partie sera réalisée par l’interruption du paiement d’intérêts sur la dette, une autre par la prise en charge par la BCE des pertes relatives à la faillite d’Etats et de banques insolvables, mais cela ne suffira pas.

    Le reste proviendra donc probablement d’une restructuration selon le modèle chypriote, d’après lequel les grands épargnants sont mis à contribution, plutôt que les contribuables de la zone euro. Dès la mise en place d’un mécanisme de supervision des banques de la zone euro, le MES pourrait être utilisé pour recapitaliser directement les banques. Les dirigeants européens pourraient décider d'initier ce programme juste après les élections allemandes en Septembre, pense Buiter.

    « La BCE va bientôt commencer un examen de la qualité des actifs (AQR pour Asset Quality Review) de la zone euro, qui sera réalisée par des experts indépendants, sans l’interférence excessive de superviseurs prisonniers de l’avis de leur pays. D’ici la fin de cette année, la boîte à outils institutionnelle et informationnelle pour « dézombifier » le système bancaire de la zone euro pourrait être en place », écrit Buiter.

    Les restructurations de dettes ne seront plus confinées à la Grèce, et l’on pourrait assister à la mise à contribution de créanciers privés à Chypre, au Portugal, en Espagne, mais également potentiellement en Italie, en raison de l’incapacité apparente de la classe politique à décider les réformes structurelles qui s’imposent.

    Des banques, des ménages et des Etats subiront donc des pertes, mais ces pertes seront inférieures à celles qui pourraient survenir en cas de procrastination, conclut Buiter.

    http://www.express.be/business/fr/economy/la-restructuration-des-banques-dapres-le-modle-chypriote-pourrait-debuter-ds-septembre/190199.htm

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  8. Mardi 14 mai 2013 :

    Le soutien à l’Union Européenne en forte chute, selon un sondage.

    Le soutien à l’Union Européenne et à l’intégration économique européenne est en nette baisse dans de nombreux pays en raison de la crise, notamment en France où la chute est particulièrement forte, selon une enquête menée par le centre de recherche américain Pew.

    Entre 2012 et 2013, le soutien au projet européen est passé de 60% de réponses favorables à seulement 45%, soit une baisse de 15 points.

    La France enregistre la chute la plus forte (-19 points à 41% d'opinions favorables).

    Elle est de 14 points en Espagne (46%), un pays particulièrement frappé par la crise, et de huit points en Allemagne (60%), mais seulement de 1 point en Italie (58%), selon l'étude intitulée : "Le nouvel homme malade de l'Europe : l'Union européenne".

    Des pays où le taux était déjà bas continuent de perdre des soutiens à l'UE : la Grèce chute à 33% (-4), et la Grande-Bretagne à 43% (-2).

    Le seul pays où la cote de l'UE progresse est la République tchèque (+ 4 points à 38%).

    Le phénomène est identique pour le soutien à l'intégration économique de l'Europe, dont Pew rappelle qu'elle a été à l'origine de la construction européenne. Le soutien, déjà faible, enregistre une nouvelle baisse sur un an, de 34% à 28% (-6).

    Là encore, la France se distingue avec une baisse de 14 points (22% contre 36%), devant l'Italie (-11 à seulement 11% d'opinions favorables), l'Espagne (-9 à 37%), la Grèce (-7 à 11%) et la Pologne (-7 à 41%).

    Seule l'Allemagne reste au dessus de 50%, malgré une baisse de 5 points.

    "La crise économique qui se prolonge a créé des forces centrifuges qui divisent l'opinion publique européenne, séparant les Français des Allemands et les Allemands de tous les autres", selon Pew.

    "Les pays du Sud, Espagne, Italie et Grèce, s'éloignent de plus en plus en raison de leur frustration vis-à-vis de Bruxelles, de Berlin et ce qu'ils perçoivent comme l'injustice du système économique".

    Cette étude a été menée au mois de mars auprès de 7.646 personnes dans huit pays de l'UE (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Espagne, Grèce, Pologne et République tchèque).

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00521062-le-soutien-a-l-ue-en-forte-chute-selon-un-sondage-566250.php

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  9. A propos du premier trimestre 2013 en Europe :

    Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l’année précédente :

    Hongrie : - 0,3%.

    Allemagne : - 0,3%.

    France : - 0,4%.

    Belgique : - 0,5%.

    Pays-Bas : - 1,3%.

    République tchèque : - 1,9%.

    Finlande : - 2%.

    Espagne : - 2%.

    Italie : - 2,3%.

    Portugal : - 3,9%.

    Chypre : - 4,1%.

    Grèce : - 5,3%.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-15052013-AP/FR/2-15052013-AP-FR.PDF

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  10. Bernard Maris est un économiste. Il est actuellement professeur des universités à l'Institut d'études européennes de l'université Paris-VIII.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Maris

    En septembre 1992, Bernard Maris avait voté "oui" au référendum sur le traité de Maastricht, "oui" à la création de l'euro.

    Mercredi 15 mai 2013, en conclusion de son article dans "Charlie Hebdo", page 6, Bernard Maris parle de la zone euro.

    La conclusion de Bernard Maris est ultra-pessimiste concernant la zone euro :

    "Le redressement passe par :
    1) une annulation pure et simple d'une partie de la dette, collective [souligné trois fois : si un seul pays annule, il est cuit] ;

    2) une fiscalité commune à la zone euro ;

    3) un pouvoir bancaire soumis à un pouvoir politique supranational.

    C'est possible ? Non. Ni 1, ni 2, ni 3 ne sont possibles. Donc ? Donc mégacrise en perspective. A demain, Marine Le Pen."

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  11. D'abord, il y a la cause.

    La cause, c'est ça : les banques européennes ont dans leurs livres 1500 milliards d'euros d'actifs pourris. En clair : en Europe, il va y avoir une cascade de faillites bancaires.

    La BCE s'inquiète du poids des créances douteuses en zone euro.

    La Banque centrale européenne (BCE) s'inquiète de plus en plus de voir le poids des créances douteuses dans les portefeuilles de prêts des banques européennes entraver le redémarrage du crédit dans un contexte de priorité donnée au renforcement des fonds propres, selon plusieurs responsables de l'institution.

    Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d'euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais.

    Ensuite, il y a la conséquence de ces faillites bancaires en Europe.

    La conséquence, c'est ça :

    Un projet européen prévoit de moins protéger les gros déposants.

    Un projet de législation européenne approuvé lundi par une commission du Parlement européen prévoit que l'épargne des petits déposants sera protégée à concurrence de 100.000 euros, tandis que les titulaires de comptes disposant de soldes supérieurs risqueront de devoir passer des pertes en cas de faillite bancaire.

    Ce projet fait écho à la solution retenue dans le dossier chypriote dans le cadre duquel les déposants les plus fortunés avaient été contraints d'accepter de passer des pertes pour éviter un naufrage du système bancaire local.

    Pour entrer en vigueur, ce projet doit encore être approuvé par les 27 ministres des Finances de l'Union européenne et par les Parlementaires européens.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20130520.REU4530/un-projet-europeen-prevoit-de-moins-proteger-les-gros-deposants.html

    Des Chypriotes.

    Nous allons devenir des Chypriotes.

    Ce qui s'est passé à Chypre va être étendu à toute l'Europe.

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  12. A propos de l'Italie :

    Mario Monti laisse derrière lui une dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB. Mario Monti a fait la preuve de sa nullité. Mario Monti a fait la preuve de son incompétence.

    Concernant le secteur privé en Italie, lisez cet article :

    Le Nord de l'Italie "au bord du précipice économique" (Confindustria).

    La crise qui frappe l'Italie touche aussi le Nord très industrialisé et traditionnellement prospère qui est "au bord du précipice économique", a affirmé jeudi le patron des patrons Giorgio Squinzi.

    Si le Nord s'effondrait, "il entraînerait à sa suite tout le pays qui retournerait en arrière de 50 ans et serait exclu de l'Europe qui compte", a déclaré M. Squinzi en ouverture de l'assemblée annuelle de la Confindustria, l'organisation patronale italienne, à Rome.

    Le patron des patrons italiens s'est dit très préoccupé aussi par la poussée du chômage (11,5% et 38,4% chez les actifs de 15-24 ans).

    "Le manque de travail est la mère de tous les maux sociaux", a souligné M. Squinzi en appelant à affronter ce problème "sur le plan structurel et de façon équilibrée en intervenant à la fois sur les coûts, la productivité et la réglementation". Selon lui, "les entreprises sont prêtes à soutenir l'action du gouvernement par des investissements et des embauches".

    Il a souhaité que le gouvernement dirigé par Enrico Letta qui est le premier de l'après-guerre à rassembler la gauche et la droite, ait "devant lui le temps de mettre en oeuvre les politiques nécessaires". Le patronat voudrait en particulier "une fiscalité qui soutienne qui crée de la richesse et la distribue, qui soit transparente et respectueuse des droits des citoyens et des entreprises".

    Selon lui, la relance de l'économie italienne doit "avoir comme pilier porteur la politique industrielle".

    Le président du Conseil Enrico Letta assistait à cette réunion et a estimé qu'il faut "redonner la priorité à l'industrie" dans les économies européennes.

    "On a pensé en Italie et en Europe pouvoir se passer de l'industrie, faisant de la croissance sans industrie ou en laissant la tête ici et en envoyant le reste ailleurs", a expliqué M. Letta. Mais cette phase s'est terminée "par des résultats non positifs: l'UE a perdu son leadership". Selon lui, l'Europe doit être la force de propulsion pour atteindre de "grands objectifs comme porter le PIB de l'industrie manufacturière à 20% du total en 2020".

    M. Squinzi a aussi évoqué "le drame" du secteur de la construction "une crise si profonde que nous demandons à vous, Monsieur le président (du Conseil) une intervention spéciale pour sauver ce volant fondamental de l'économie".

    Le patron des patrons a aussi évoqué la nécessité de contrecarrer "la troisième vague de menace de credit crunch (réduction radicale des crédits alloués par les banques)", illustrée par le fait que le stock de crédits accordés a chuté de 50 milliards d'euros ces 18 derniers mois alors qu' "un tiers des entreprises ont des liquidités insuffisantes par rapport à leurs besoins d'activité".

    http://www.romandie.com/news/n/ItalieLe_Nord_de_l_Italie_au_bord_du_prpice_nomique_Confindustria_RP_230520131339-26-361755.asp

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  13. Vendredi 24 mai 2013 :

    Jens Weidmann souhaite qu'un pays de la zone euro puisse faire défaut à l'avenir.

    Le président de la Bundesbank (Buba), Jens Weidmann, a plaidé vendredi pour qu'un pays de la zone euro puisse à l'avenir faire défaut, une option que les Européens ont à tout prix cherché à empêcher pendant la crise.

    "Avec la crise, nous avons fait très attention à éviter les risques de défaut, par crainte d'un effet de contagion", a expliqué M. Weidmann, réputé pour sa défense stricte de l'orthodoxie monétaire et budgétaire, lors d'une conférence organisée par la Banque de France et la banque centrale d'Allemagne.

    Il a, en revanche, laissé ouverte une telle possibilité à l'avenir.

    "A long terme, nous devons faire en sorte qu'un Etat puisse, en dernier ressort, faire faillite", a relevé le patron de la Buba, ajoutant que cette possibilité était un élément clé pour permettre de discipliner les marchés.

    "C'est pour cela que nous travaillons au fait de découpler les Etats et les systèmes bancaires", a-t-il par exemple fait valoir.

    1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

    2- Médaille d'argent : l'Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

    9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

    10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

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  14. Mercredi 29 mai 2013 :

    Les dépôts bancaires privés sont en net recul dans les pays européens périphériques en avril 2013 :

    Irlande : les dépôts bancaires privés ont chuté de 0,1 % en avril 2013.

    Malte : - 0,3 %.

    Italie : - 0,3 %.

    Portugal : - 0,5 %.

    Espagne : - 1,5 %.

    Grèce : - 1,6 %.

    Slovénie : - 1,9 %.

    Chypre : - 7,3 %.

    Zone euro : recul des dépôts bancaires en avril dans les pays en difficulté.

    Les dépôts bancaires privés ont diminué en avril dans plusieurs pays de la zone euro, principalement ceux en difficultés, selon les chiffres publiés mercredi par la Banque centrale européenne (BCE), signe d'une possible méfiance des épargnants après la ponction réalisée sur des comptes bancaires à Chypre.

    Sans surprise, Chypre connaît la plus importante baisse des dépôts privés, qui sont descendus à 41,32 milliards d'euros, soit un recul de 7,3% par rapport au mois de mars, où ils avaient déjà diminués.

    Pour la première fois dans un plan de sauvetage européen, les détenteurs de comptes à Chypre ont été fortement mis à contribution avec une ponction sur ceux de plus de 100.000 euros. Une première version du plan, finalement rapidement abandonnée, prévoyait une ponction sur tous les comptes sans montant de dépôt plancher, faisant craindre un mouvement de panique des épargnants pour retirer leurs économies des banques.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_recul_des_depots_bancaires_en_avril_dans_les_pays_en_difficulte85290520131530.asp

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  15. Prévisions de l'OCDE pour l'année 2013 :

    Pour l'année 2013, le PIB de la France va baisser de 0,3 %.

    Zone euro : - 0,6 %.

    Pays-Bas : - 0,9 %.

    République Tchèque : - 1 %.

    Espagne : - 1,7 %.

    Italie : - 1,8 %.

    Slovénie : - 2,3 %.

    Portugal : - 2,7 %.

    Grèce : - 4,2 %.

    Chypre : - 10 % ? ? ?

    Chypre : la chute du PIB en 2013 pourrait être à deux chiffres.

    Le ministre chypriote des Finances, Haris Georgiades, a reconnu mardi 21 mai que la chute du PIB de l’île méditerranéenne pourrait être à deux chiffres cette année en raison des mesures d’austérité adoptées dans le cadre du plan de sauvetage européen.

    «Oui, elle pourrait être à deux chiffres», a-t-il déclaré à un groupe de journalistes de Lituanie.

    http://www.oecd.org/fr/economie/perspectives/leconomie-mondiale-progresse-mais-le-rythme-de-la-reprise-varie.htm

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  16. Chômage : catégories A, B, C, D, E :

    France métropolitaine :

    5 413 600 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,6 %.

    France entière (y compris l'outre-mer) :

    5 731 700 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi. Variation sur un an : + 9,5 %.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-PEP500.pdf

    Vous vous rappelez toutes les belles promesses au moment du référendum sur le traité de Maastricht ?

    - « Si le traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, 30 juillet 1992, RTL)

    - « L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois. » (Michel Sapin, 2 août 1992, Le Journal du Dimanche)

    - « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » (Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France)

    - « Les droits sociaux resteront les mêmes – on conservera la Sécurité sociale –, l’Europe va tirer le progrès vers le haut. » (Pierre Bérégovoy, 30 août 1992, Antenne 2)

    - « Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage. » (Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter)

    - « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune)

    - « Si aujourd’hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d’intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » (Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix)

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  17. Aujourd'hui, il y a deux Europe :

    - l'Europe des pays périphériques : ces pays sont en faillite. Le chômage atteint des niveaux catastrophiques ;

    - l'Europe des pays du nord : ces pays sont en train de sortir de la crise.

    Ces deux Europe s'éloignent l'une de l'autre de plus en plus vite.

    Zone euro : chômage pour le mois d'avril 2013 :

    1- Médaille d'or : Grèce. 27 % de chômage.

    2- Médaille d'argent : Espagne. 26,8 % de chômage.

    3- Médaille de bronze : Portugal. 17,8 % de chômage.

    4- Chypre : 15,6 % de chômage.

    5- Irlande : 13,5 % de chômage.

    6- Italie : 12 % de chômage.

    Et les pays qui ont le moins de chômage ?

    Pays-Bas : 6,5 % de chômage.

    Luxembourg : 5,6 % de chômage.

    Allemagne : 5,4 % de chômage.

    Autriche : 4,9 % de chômage.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

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  18. Mardi 28 mai 2013 :

    L'Allemagne craint une révolution si l'Europe jette à la ferraille son modèle social.

    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a averti mardi que perdre la bataille contre le chômage des jeunes pourrait déchirer l'Europe, et que l'abandon du modèle social du continent européen en faveur de normes plus strictes comme aux États-Unis pourrait déclencher une révolution.

    L'Allemagne, la France, l'Espagne et l'Italie veulent une action urgente pour sauver toute une génération de jeunes Européens qui craignent de ne pas trouver d'emploi. Le chômage des jeunes dans l'Union Européenne se chiffre à près de un sur quatre, soit plus du double que le chômage des adultes.

    "Nous devons être plus efficaces dans notre lutte contre le chômage des jeunes, sinon nous perdrons la bataille pour maintenir l'unité de l'Europe", a déclaré Wolfgang Schäuble.

    Alors que l'Allemagne insiste sur l'importance de la consolidation budgétaire, Wolfgang Schäuble, lui, a évoqué la nécessité de préserver le modèle social de l'Europe.

    Si les normes sociales américaines sont introduites en Europe, "alors nous aurons une révolution, pas le lendemain, mais le jour même" a déclaré Schäuble lors d'une conférence à Paris.

    http://www.reuters.com/article/2013/05/28/us-europe-unemployment-idUSBRE94R0D320130528

    Zone euro : taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans :

    Slovénie : 24,4 % de chômage.

    Irlande : 26,6 % de chômage.

    Chypre : 32,7 %.

    Italie : 40,5 %.

    Portugal : 42,5 %.

    Espagne : 56,4 %.

    Grèce : 62,5 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-31052013-BP/FR/3-31052013-BP-FR.PDF

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  19. L'économiste Jean-Claude Werrebrouck a publié un livre très important : "Banques centrales : indépendance ou soumission ?", édité chez Yves Michel.

    Sur son blog, Jean-Claude Werrebrouck constate que les Etats européens sont aujourd'hui insolvables, et que les grandes banques européennes sont, elles-aussi, insolvables.

    Quel est le seul organisme qui empêche l'effondrement ?

    En Europe, le seul organisme qui fait encore tenir debout le château de cartes s'appelle ... la Banque Centrale Européenne.

    Lisez cet extrait de l'article de Jean-Claude Werrebrouck :

    La banque centrale française est bien évidemment plongée dans le système européen de banques centrales et, de ce point de vue, l’Etat qui lui correspond sera de plus en plus tenté de cesser l’aventure ordo libérale. Les rentiers ont massivement profité de ce qu’on a appelé la fin de la « répression financière », mais, parce que dans la tradition française la liberté ne se réduit pas à la propriété et au marché, c’est dans ce dernier pays que la rente financière prend les risques les plus importants, d’où l’attachement considérable des milieux qui en profitent à ce qu’on appelle le « couple franco-allemand ». La banque de France, devenue objet étranger dans son propre pays, sera de plus en plus soumise à de très fortes contraintes impulsées par la crise et la tradition culturelle française.

    Mais l’Allemagne elle-même sera contrariée dans sa tradition culturelle. Déjà le comportement de la BCE n’est plus en accord avec la grande tradition ordo-libérale. Alors que, naguère, la banque centrale, qu’elle soit européenne ou simplement allemande, se devait d’être l’équivalent d’une cour suprême ou un conseil constitutionnel veillant à la sanctuarisation de la monnaie - exactement comme le principe d’indépendance de la justice et de respect du droit - la BCE est devenue dépendante d’intérêts privés et publics : le système bancaire européen devenu massivement insolvable, qu’il faut aider, et les Etats européens eux-aussi insolvables et qu’il faut, au moins de manière détournée, aussi aider.

    http://www.lacrisedesannees2010.com/article-banques-centrales-la-fin-de-l-universalite-des-valeurs-germaniques-118080235.html

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  20. Mercredi 5 juin 2013 :

    Le naufrage de l'Union européenne continue.

    L'Union européenne s'enfonce vers le fond de l'océan, lentement, mais sûrement.

    Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l'année précédente :

    Hongrie : - 0,3 %.
    Allemagne : - 0,3 %.
    France : - 0,4 %.
    Belgique : - 0,5 %.
    Danemark : - 0,8 %.
    Pays-Bas : - 1,3 %.
    Finlande : - 2 %.
    Espagne : - 2 %.
    République tchèque : - 2,2 %.
    Italie : - 2,3 %.
    Slovénie : - 3,3 %.
    Portugal : - 4 %.
    Chypre : - 4,1 %.
    Grèce : - 5,3 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

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  21. Mercredi 5 juin 2013 :

    Le naufrage de l'Union européenne continue.

    L'Union européenne s'enfonce vers le fond de l'océan, lentement, mais sûrement.

    Pourcentage de variation du PIB par rapport au même trimestre de l'année précédente :

    Hongrie : - 0,3 %.
    Allemagne : - 0,3 %.
    France : - 0,4 %.
    Belgique : - 0,5 %.
    Danemark : - 0,8 %.
    Pays-Bas : - 1,3 %.
    Finlande : - 2 %.
    Espagne : - 2 %.
    République tchèque : - 2,2 %.
    Italie : - 2,3 %.
    Slovénie : - 3,3 %.
    Portugal : - 4 %.
    Chypre : - 4,1 %.
    Grèce : - 5,3 %.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-05062013-BP/FR/2-05062013-BP-FR.PDF

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  22. Samedi 8 juin 2013 :

    Alors parfois, François Hollande semble regretter les pesanteurs de la Commission européenne et envier le Japon. «Nous avons une situation différente. La France est dans la zone euro, solidaire de ses partenaires, agissant avec eux. Le Japon peut décider de sa politique monétaire en agissant seul», a-t-il expliqué.

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/07/01003-20130607ARTFIG00598--tokyo-hollande-egratignela-commission-europeenne.php

    C'est bizarre, hein, François ?

    Le Japon a gardé précieusement sa monnaie nationale.

    C'est bizarre, hein, François ?

    En Asie, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C'est bizarre, hein, François ?

    En Océanie, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C'est bizarre, hein, François ?

    En Afrique, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C'est bizarre, hein, François ?

    En Amérique, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    C'est bizarre, hein, François ?

    Et dans le monde arabe ?

    Comment ça se passe, aujourd'hui, dans le monde arabe ?

    Dans le monde arabe, 17 nations n'ont pas voulu détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    Il n'y a que nous, en Europe, qui avons fait cette expérience de tarés.

    Et le résultat est un désastre.

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  23. Mercredi 12 juin 2013 :

    La Grèce ravalée au rang de pays émergent par MSCI.

    Le fournisseur d'indices MSCI a sévèrement déclassé la Grèce en lui redonnant un statut de pays émergent, avec une pondération bien plus faible que lorsqu'elle avait quitté cette catégorie il y a 12 ans pour intégrer l'indice des pays développés.

    La décision de MSCI, mardi soir au terme de son examen annuel de reclassement des indices boursiers, contribue à faire reculer la Bourse d'Athènes de 1,5% mercredi à mi-séance, tandis que la courbe des rendements a accentué son inversion, avec des rendements à court terme plus élevés que pour la dette à long terme - signe d'un manque de confiance dans la capacité de la Grèce à rembourser.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00527920-la-grece-ravalee-au-rang-de-pays-emergent-par-msci-574776.php

    Au quatrième trimestre 2012, la Grèce avait une dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. Le soi-disant "plan de sauvetage" de la Grèce est un échec total.

    La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    Problème : cette fois-ci, ce sont les créanciers PUBLICS qui vont subir des pertes.

    Combien de dizaines de milliards d'euros le deuxième défaut de paiement de la Grèce va-t-il coûter aux CONtribuables européens ?

    Combien de dizaines de milliards d'euros ?

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  24. Un Etat qui fait faillite, c'est possible.

    On s'est habitué à l'idée que les Etats remboursent toujours leurs dettes. Mais l'Histoire regorge de cas où cela n'a pas été le cas. Même la rigueur allemande a parfois été prise en défaut.

    http://fr.finance.yahoo.com/actualites/un-etat-qui-fait-faillite--c-est-possible--123131635.html

    Au total, l'Allemagne s'est déclarée en défaut de paiement 8 fois (et non pas 7 fois comme il est écrit dans l'article ci-dessus).

    Dans les années qui viennent, quels sont les six premiers Etats européens qui vont se déclarer en défaut de paiement ?

    1- Médaille d'or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d'euros, soit 156,9 % du PIB.

    Le premier défaut de paiement de la Grèce avait effacé 107 milliards d’euros de dettes. Mais depuis, la dette publique continue à augmenter, à augmenter encore, à augmenter toujours. La Grèce va de nouveau se déclarer en défaut de paiement.

    2- Médaille d'argent : l'Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d'euros, soit 127 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d'euros, soit 123,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique du Portugal continue à augmenter.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d'euros, soit 117,6 % du PIB. Là encore, le soi-disant « plan de sauvetage » a échoué. La dette publique de l’Irlande continue à augmenter.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d'euros, soit 90,2 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

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  25. Vendredi 14 juin 2013 :

    Hans-Olaf Henkel, Professeur honoraire à l'université de Mannheim (Allemagne), ancien dirigeant d'IBM en Allemagne, a présidé le "Bundesverband der Deutschen Industrie", l'équivalent allemand de l'organisation patronale française, de 2000 à 2005.

    En 1992, Hans-Olaf Henkel était pour l'euro.

    Mais ça, c'était avant.

    Aujourd'hui, il vient de changer d'avis.

    Hans-Olaf Henkel écrit :

    Si l'on veut sauver l'amitié franco-allemande, renonçons maintenant à la monnaie unique.

    Le constat est indéniable : les relations franco-allemandes n'ont jamais été aussi tendues depuis soixante ans, époque où de Gaulle embrassait Adenauer. J'estime que cette dégradation doit être imputée principalement à l'euro. Moi qui en étais jadis un fervent partisan, je reconnais avoir commis là une faute professionnelle grave et je me rends à l'évidence : l'euro est désormais trop fort pour la France et trop faible pour l'Allemagne.

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/14/si-l-on-veut-sauver-l-amitie-franco-allemande-renoncons-maintenant-a-la-monnaie-unique_3430120_3232.html

    Sa conclusion est claire :

    L'Europe méridionale tenait jadis l'Allemagne dans le plus grand respect. Lors de la récente visite d'Angela Merkel à Athènes, il a fallu déployer 7 000 policiers pour assurer sa protection. Le fossé entre les pays de la zone euro et les autres est de plus en plus alarmant. Seuls les Roumains sont encore désireux d'adopter la monnaie unique. L'éventualité d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne n'est sans doute pas étrangère aux décisions prises au sein de la zone euro en vue de centraliser, d'égaliser et d'harmoniser. Avant que l'amitié franco-allemande n'en soit la victime collatérale, finissons-en avec la monnaie unique !

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  26. Mardi 18 juin 2013 :

    François Leclerc écrit :

    il n’est pas inutile de lancer un pavé dans la mare, comme vient de le faire le quotidien financier français « Les Échos ». L’ensemble des structures de défaisance (bad banks) créées en Europe depuis le début de la crise logerait actuellement, selon ses calculs, environ 1.000 milliards d’actifs douteux ou illiquides (invendables). L’hypothèse d’une bombe à retardement est évoquée par un journal qui ne verse pas dans les titres à sensation en règle générale.

    Quel est en réalité le choix qui se profile, que les débats en cours n’explicitent pas ? Il n’y a à terme que deux solutions :
    - soit les États porteront la charge financière de ces pertes,
    - soit le système financier risquera de s’écrouler si les créanciers et gros déposants sont fortement impliqués, car les banques sont débitrices ou créditrices entre elles.

    On croit dans ces conditions deviner par avance la tournure que ces discussions prennent – le recours aux finances publiques – avec la circonstance aggravante d’une absence de mutualisation de la dette entre les États, ou de son plafonnement si le MES intervient. Ce qui aura comme conséquence d’amplifier les déséquilibres au sein de la zone euro, d’augmenter la dette publique et d’alourdir la charge du désendettement, avec comme seule solution de rallonger encore son calendrier déjà étiré. Ou bien même de rendre insolvables des États, avec comme seule issue de restructurer leur dette. En prenant leurs distances avec le FMI, qui le souligne avec l’exemple de la Grèce, les autorités européennes se voilent la face une fois de plus. Telle est la dynamique dans laquelle nous nous trouvons, si rien ne vient l’interrompre.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=55020

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  27. Samedi 19 novembre 2011 :

    Voici ce qui s'était passé le samedi 19 novembre 2011 : la Commission européenne avait proposé de porter le budget de l'Union Européenne à 1083,3 milliards d'euros pour la période 2014-2020.

    La Commission européenne a proposé une augmentation de 5% par rapport au précédent budget sur 7 ans, portant les dépenses à 1.083,3 milliards d'euros, soit 1,11% du PIB européen.

    Mais neuf pays - Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

    http://www.20minutes.fr/economie/826126-budget-2012-europe-impose-rigueur

    Jeudi 27 juin 2013 :

    Deux ans après, nous apprenons que le budget de l'Union Européenne ne sera pas de 1083,3 milliards d'euros, mais qu'il sera en baisse pour la période 2014-2020 !

    Pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne baissera à 960 milliards d'euros, soit au niveau minable de 1 % du PIB de l'Union Européenne !

    Les soi-disant "Etats-Unis d'Europe" , ça n'existe que dans les belles paroles !

    Les soi-disant "Etats-Unis d'Europe" , c'est du pipeau pour les bisounours !

    Union européenne : accord politique sur le budget pour 2014-2020.

    Les présidents des trois institutions de l’Union européenne (la Commission, le Conseil qui représente les Etats, et le Parlement) ont annoncé jeudi être parvenus à un accord politique sur le budget de 960 milliards d’euros pour la période 2014-2020.

    http://www.liberation.fr/monde/2013/06/27/accord-politique-sur-le-budget-europeen-pour-la-periode-2014-2020_914133

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  28. Lundi 1er juillet 2013 :

    Quel est le budget des grands Etats dans le monde ?
    Le budget du Danemark est de 57,5 % du PIB.
    Le budget de la France est de 56,5 % du PIB.
    Le budget de la Finlande est de 56,2 % du PIB.
    Le budget de la Belgique est de 53,6 % du PIB.
    Le budget de l’Autriche est de 51,1 % du PIB.
    Le budget de l’Italie est de 50,7 % du PIB.
    Le budget du Royaume-Uni est de 45,5 % du PIB.
    Le budget de l’Allemagne est de 44,7 % du PIB.
    Le budget des Etats-Unis est de 39,4 % du PIB.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202716743936-niveau-des-prelevements-et-des-depenses-publiques-la-france-dans-les-15-premiers-sur-187-pays-559983.php

    Quel est le futur budget de l'Union Européenne ?

    Pour la période 2007-2013, le budget de l'Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l'Union Européenne.

    Pour la période 2014-2020, les bisounours fédéralistes voulaient que le budget de l'Union Européenne augmente. Le samedi 19 novembre 2011, les bisounours fédéralistes ont demandé que le budget passe à 1,11 % du PIB, soit 1083,3 milliards d'euros.

    Mais neuf pays - Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

    http://www.20minutes.fr/economie/826126-budget-2012-europe-impose-rigueur

    Résultat : pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne sera en baisse !

    Pour la période 2014-2020, le budget de l'Union Européenne baissera au niveau minable de 1 % du PIB de l'Union Européenne, soit 960 milliards d'euros !

    Je dis bien : 1 % du PIB !

    http://www.lepoint.fr/economie/ue-le-budget-2014-2020-approuve-par-les-dirigeants-europeens-28-06-2013-1686778_28.php

    Conclusion : l'Union Européenne accueillera de plus en plus de pays très pauvres, et elle aura un budget de plus en plus faible !

    L'Union Européenne n'est qu'un gigantesque château de cartes.

    Et le vent qui se lève va le faire s'effondrer.

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  29. Un organisme connaît cinq phases :
    1- La naissance.
    2- La phase ascendante.
    3- La phase de plateau : l'organisme est alors à son zénith.
    4- La phase descendante : l'organisme commence à vieillir, tout se déglingue.
    5- La mort.

    J'interprète la construction européenne de la même façon :

    1- La naissance : 25 mars 1957, signature du traité de Rome.
    2- La phase ascendante : 1957 - 1992. La construction européenne monte en puissance.
    3- La phase de plateau : 1992 - 2008. Avec le traité de Maastricht, avec la suppression des frontières intérieures et avec la monnaie unique, la construction européenne est alors à son zénith.
    4- La phase descendante : 2008 - ???
    La crise financière de 2008 est devenue une crise économique, une crise sociale, une crise politique. Elle a montré au monde entier que, face à la crise, la soi-disant "solidarité européenne", c'était du pipeau.

    Elle a montré au monde entier que, face à la crise, chaque nation européenne revient dans le monde réel :
    - le sentiment national, ça existe ;
    - l'égoïsme national, ça existe ;
    - la raison d'Etat, ça existe.

    Par exemple, les budgets de chaque nation européenne continuent à augmenter, en pourcentage du PIB. Mais en revanche le budget de l'Union Européenne, lui, est en baisse !

    Pour la période 2007-2013, le budget de l'Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l'Union Européenne. Pour la période 2014-2020, il baissera au niveau minable de 1 % du PIB !

    La Commission européenne et le parlement européen voulaient faire augmenter le budget à 1083,3 milliards d'euros. Mais les chefs d'Etat et de gouvernement ont refusé : ils ont exigé de le faire baisser au niveau minable de 960 milliards d'euros pour la période 2014-2020 !

    L’égoïsme national l’a emporté, comme d’habitude.

    http://www.20minutes.fr/economie/826126-budget-2012-europe-impose-rigueur

    C'est la phase descendante.

    Tout se déglingue.

    Au Portugal, en Irlande, en Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre, en Slovénie, tout se déglingue.

    Aujourd'hui, la périphérie tombe en ruines. Demain, le coeur de l'Union Européenne sera touché à son tour.

    Chaque nation reprendra le contrôle de ses lois nationales, chaque nation reprendra le contrôle de ses frontières nationales, chaque nation reprendra le contrôle de sa monnaie nationale, etc.

    L'Union Européenne se dirige tranquillement vers sa mort.

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  30. Jeudi 11 juillet 2013 :

    330 milliards d’euros. La fortune totale des 500 Français les plus riches a progressé de presque 25 % en un an. De quoi donner le tournis. Et fournir quelques arguments à une France qui a toujours détesté ses riches, surtout en période de crise.

    Jamais depuis 1996, année où Challenges a lancé son classement des "500", leur fortune globale n’avait atteint de tels sommets.

    En une décennie, ce chiffre a plus que quadruplé, alors que le produit intérieur brut (PIB), lui, n’a fait que doubler.

    http://www.challenges.fr/classement/20130709.CHA1933/classement-niel-free-rejoint-arnault-et-bettencourt-au-top-10-des-plus-grandes-fortunes-de-france.html

    Je relis cette phrase :

    "La fortune totale des 500 Français les plus riches a progressé de presque 25 % en un an."

    Et je relis ces chiffres :

    En 1985-1986, les Restos du Cœur ont distribué 8,5 millions de repas.
    En 1987-1988, les Restos du Cœur ont distribué 22 000 000 de repas.
    En 1991-1992, les Restos du Cœur ont distribué 29 000 000 de repas.
    En 1994-1995, les Restos du Cœur ont distribué 50 000 000 de repas.
    En 1996-1997, les Restos du Cœur ont distribué 61 000 000 de repas.
    En 2005-2006, les Restos du Cœur ont distribué 70 000 000 de repas.
    En 2006-2007, les Restos du Cœur ont distribué 81 700 000 repas.
    En 2007-2008, les Restos du Cœur ont distribué 91 000 000 de repas.
    En 2008-2009, les Restos du Cœur ont distribué 100 000 000 de repas.
    En 2009-2010, les Restos du Cœur ont distribué 103 000 000 de repas.
    En 2010-2011, les Restos du Cœur ont distribué 107 000 000 de repas.
    En 2011-2012, les Restos du Cœur ont distribué 115 000 000 de repas.
    En 2012-2013, les Restos du Cœur ont distribué 130 000 000 de repas.

    Nous n'en sommes pas encore au moment précis où l'élastique se brise.

    Mais ce moment approche.

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  31. C'était il y a neuf mois :

    Mercredi 10 octobre 2012 :

    Le sauvetage de l'euro a déjà coûté 1100 milliards.

    Les experts du FMI ont calculé que depuis décembre 2009, les fonds publics engagés pour porter secours aux «pays de la périphérie» (Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) s'élèvent à plus de 1100 milliards d'euros. Il s'agit d'une part des capitaux prêtés par le Fonds de soutien européen (FESF), et surtout par la Banque centrale européenne. Cette dernière a non seulement acheté des titres d'État, pour un peu plus de 200 milliards d'euros, mais elle porte désormais à bout de bras les banques de ces cinq pays : les refinancements de la BCE ont plus que triplé, dépassant 600 milliards de d'euros.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/09/20002-20121009ARTFIG00756-le-sauvetage-de-l-euro-a-deja-coute-1100milliards.php

    Mais ça, c'était il y a neuf mois.

    Résultat aujourd'hui : échec total.

    L'échec total de tous ces soi-disant "plans de sauvetage" est visible aujourd'hui : la dette publique de ces cinq pays a explosé.

    Et je ne parle même pas de Chypre, de la Slovénie, de la Belgique (pour la Belgique, la dette publique est de 375,389 milliards d'euros, soit 99,6 % du PIB), etc.

    La question est donc :

    Pour les CONtribuables, combien de centaines de milliards d'euros va coûter la faillite de tous ces pays ?

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  32. Dans l'Union Européenne, seulement 2,7 % de la population est membre d'un autre Etat de l'Union Européenne.

    Lisez cet article du site express.be, daté du 18 juillet 2013 :

    La mobilité professionnelle intra-européenne reste un phénomène marginal.

    De nouvelles données publiées par l’office européen de statistiques Eurostat indiquent qu’en fait, cette migration de main-d'œuvre au sein de l'UE est restée négligeable, et qu’elle peut même être décrite comme un phénomène marginal.

    Ainsi, seulement 2,7% de la population de l'UE sont des citoyens d'autres pays de l'UE.

    Les taux les plus élevés se trouvent dans les petits pays comme le Luxembourg (38% de la population totale), et d’une moindre manière, de Chypre (13%).

    Ces deux pays sont suivis par l'Irlande avec 9% et la Belgique, pour 7%.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-17072013-BP/EN/3-17072013-BP-EN.PDF

    Conclusion :

    Depuis la signature du traité de Rome en 1957, la construction européenne n'a pas abouti à la mobilité professionnelle intra-européenne.

    Dans l'Union Européenne, les travailleurs restent dans leur nation d'origine, pour 97,3 % d'entre eux.

    Dans l'Union Européenne, il y a seulement 2,7 % de travailleurs nomades.

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  33. Lundi 22 juillet 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2013.

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

    La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

    La dette publique de ces Etats est hors de contrôle.

    Les soi-disant « plans de sauvetage » de l’Union Européenne, de la BCE et du FMI sont un échec total.

    En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

    La question est donc :

    « QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

    8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

    9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

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  34. Mardi 23 juillet 2013 :

    A propos des défauts de paiement des pays de la zone euro, Jean-Marc Vittori écrit :

    Réfléchir à l'effacement des dettes publiques.

    C'est intenable. En un an, la dette publique a augmenté de 450 milliards d'euros dans les pays de l'euro.

    [ ... ] 

    La deuxième manière est sans nul doute plus violente, mais elle va sans doute finir par s'imposer : c'est l'effacement d'une partie de la dette. En jargon, on parle de restructuration pour ne pas effrayer l'épargnant qui détient cette dette d'une manière ou d'une autre. La Grèce y est passée l'an dernier. Le Portugal, qui aura beaucoup de mal à lever les 15 milliards d'euros prévus sur les marchés l'an prochain, risque d'y aller. Les autorités européennes acceptent peu à peu la perspective de la restructuration, comme l'ont prouvé le plan grec de l'an dernier, l'intervention chypriote cette année, ou l'imputation des pertes des banques à leurs créanciers prévue dans le projet d'union bancaire. Le FMI, lui, a lancé en avril dernier un vaste chantier sur le sujet en soulignant que les restructurations ont souvent été par le passé trop faibles et trop tardives. Les propositions abondent : processus d'arbitrage, création d'une cour internationale de restructuration des dettes, allongement automatique des maturités des obligations émises par un Etat en cas d'assistance financière fournie par le Mécanisme européen de stabilité… La sortie de la crise européenne dépendra de notre capacité collective à gérer un effacement de dettes, puis ses conséquences économiques et sociales. Il est urgent d'y réfléchir.

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202911635059-reflechir-a-l-effacement-des-dettes-publiques-588695.php

    Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

    Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si affinités.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

    8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

    9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

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  35. L'éditorialiste du journal "LES ECHOS", Jean-Marc Vittori, vient de comprendre que plusieurs pays de la zone euro vont faire défaut.

    Et maintenant, dans le journal "LA TRIBUNE", c'est Patrick Artus.

    Ils commencent à comprendre.

    A propos des défauts de paiement des pays de la zone euro, Patrick Artus écrit :

    "Un défaut est inévitable pour les pays les plus vulnérables de la zone euro"

    La Tribune : Mais n'y a-t-il pas un danger d'une réaction en chaîne si l'un des pays de la zone euro fait défaut ?

    Patrick Artus : Le problème, c'est que l'on n'a pas mis en place les institutions nécessaires pour permettre d'éviter la contagion. Par exemple, si demain le Portugal fait défaut, nous n'avons rien pour empêcher les marchés d'attaquer les autres dettes européennes. Quant à l'OMT, il est inefficace parce qu'il ne peut être déclenché que si un pays demande à être placé sous programme d'aide. Il n'intervient qu'après le désastre, alors que ce mécanisme devrait être préventif. Mais il n'y a pas que cela. Il faut aussi prendre en compte le fait que les banques sont d'énormes détenteurs de dette publique. Pour qu'il y ait un défaut organisé, il faut prévoir avant une recapitalisation des banques. Or, le MES n'est pas prêt. Donc pour l'heure, un défaut signifierait automatiquement une crise bancaire.

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130723trib000777111/patrick-artus-un-defaut-est-inevitable-pour-les-pays-les-plus-vulnerables-de-la-zone-euro.html

    Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

    Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si affinités.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

    8- Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

    9- Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

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