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mardi 28 mars 2017

UBS, en proie à des difficultés récurrentes depuis 6 ans, se permet d’attaquer MLP




Par Bruno Lemaire, ancien doyen associé d’HEC, docteur ès Sciences Economiques

Quand des experts, qui ne sont que des conseilleurs, et jamais des payeurs, se trompent, c’est banal : mais ils ne risquent pas grand-chose, les médias « pro système » leur pardonnent tout.

Quand c’est une banque, en difficultés économiques depuis 6 ans, et parfois « border line » vis-à-vis de la loi, qui livre ses prévisions, ce peut être plus grave. C’est pourtant ce que fait la banque UBS.

C’est ainsi qu’elle se permet d’annoncer un véritable cataclysme financier et boursier si Marine Le Pen était élue Président de la République Française.

En dehors du fait discutable qu’une banque d’origine étrangère se permette de telles prises de position, rien ne justifie ces allégations, on pourrait même penser que tout justifie le contraire.

Le PIB par habitant et le pouvoir d’achat des français est resté stable depuis 6 ans, et certains comme les professeurs J.Sapir ou Bagnai vont même jusqu’à dire que cela fait 15 ans que cela dure, en Italie comme en Espagne.
Pendant ce temps-là, le CAC40 a joué au yoyo, entre 6000 points, le plus haut, et 3600, le plus bas, pour tourner actuellement autour de 5000 points.

Que peut-on en conclure ? Que l’indice boursier a bien peu à voir avec le bien être des français, et avec l’état de l’économie réelle. Que le CAC40 préoccupe les spéculateurs et les fonds de pension, peut-être. Mais tout cela a bien peu à voir avec la dynamique économique réelle. Ne confondons donc pas spéculateurs et investisseurs. Si l’économie repart, grâce aux mesures proposées par Marine, monnaie appropriée à notre économie, produire et consommer français, réindustrialisation, échanges équilibrés grâce à des écluses ou filtres commerciaux, les investisseurs seront au rendez-vous, qu’ils passent ou non par la bourse. Ni la politique de la France, ni son économie ne devraient se faire à la bourse !

Alors, que l’UBS se trompe ou non en déclarant que « les actions de la zone euro pourraient perdre jusqu'à 35% et l'euro pourrait s'effondrer de 10% » n’est pas très important.

Pour l’euro, nous avons-nous même dit que l’euro français était trop fort de 5 ou 6% par rapport aux monnaies internationales, et que l’euro germain, lui-même, était 15% trop faible. C’est justement en ayant une monnaie nationale plus appropriée à notre état que nos exportations pourront s’améliorer, et que notre solde commercial pourra revenir à zéro : tel était l’esprit de la charte de l’ONU de 1948.

Remarquons enfin qu’UBS valide implicitement ce que ne cesse de répéter Marine Le Pen. Oui la France est une grande puissance ou, du moins, peut le redevenir, si nous ne la laissons pas sous le contrôle du système actuel. C’est bien pour cela qu’UBS déclare « L'impact qu'aurait sur les marchés une victoire de Marine Le Pen est toutefois "trop important pour être ignoré" » La France n’est pas la Grèce, effectivement, ni même l’Espagne ou l’Italie. Le projet de Marine Le Pen de lui faire retrouver la première place en Europe en moins de 10 ans n’en est que mieux valorisé. On comprend pourquoi cela fait peur aux mondialistes et au système financier international, cela dérange ses plans.

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