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vendredi 28 novembre 2014

Baisse de l’Euro et baisse des taux


Baisse de l’Euro, baisse des taux, une bonne nouvelle ?

B. Lemaire, Club Idées Nation
 
A première vue, on ne peut que se réjouir de ces baisses, un euro moins cher, des taux plus bas, que du bonheur !

Avant de ce faire, cependant, regardons en les causes, avant d’en tirer quelques conséquences.

La cause principale, bien sûr, c’est l’argent émis sans limite par la BCE, servant parfois à racheter des obligations souveraines douteuses, ainsi que la baisse du taux d’intérêt de référence de la même BCE.

Argent plus abondant, argent moins cher. Alors, Merci Mario ?

Deux remarques à ce propos.

Où va cet argent?
Tout d’abord, si cet argent allait véritablement soit aux entreprises, soit aux ménages, soit pour investir, soit pour consommer, cet argent ‘facile’ serait effectivement utile. Hélas, ce n’est pas le cas, puisqu’il sert essentiellement à restaurer le bilan des banques, et à la spéculation, ce que l’on peut voir dans la bonne tenue des marchés boursiers.

Cet argent moins cher, s’il se « déversait » dans l’économie réelle, pourrait conduire à des tensions inflationnistes, si du moins nos capacité de production étaient saturées. Ce n’est évidemment pas le cas, puisque nos usines fonctionnent à 75%, et le taux de chômage vient encore de battre un triste record.

Un euro déprécié.
En ce qui concerne l’euro, là encore une injection monétaire supplémentaire en euro, ‘ceteris paribus’, ne peut que conduire à sa dépréciation vis-à-vis du dollar – si la ‘Federal Reserv’ et la banque de Chine n’en font pas autant.

C’est d’ailleurs ce que souhaitait faire Marine Le Pen, et ce qu’on lui reprochait : déprécier la monnaie est un bonus pour notre solde commercial.

Une monnaie unique, même dépréciée, reste un carcan.
Hélas, la dépréciation de l’Euro, si elle va bénéficier à l’Europe dans son ensemble, ne résout pas vraiment la question interne, celle du carcan de l’Euro, monnaie unique. Les disparités entre l’Allemagne et la plupart des autres pays de l’eurozone n’en seront pas amoindries.

Le seul véritable bénéfice que l’on peut retirer de cette situation, c’est que le poids de la dette publique peut en être diminué. Pour cela il faudra, évidemment, trouver des créanciers susceptibles de faire rouler la dette, c’est-à-dire accepter de nous prêter à 1% pour rembourser des dettes contractées à 3 ou 4%. Ce qui montrerait, dans ce cas, le pragmatisme des marchés financiers, qui préfèrent avoir un taux d’intérêt minime que de ne pas être remboursé du tout.

Cela donne certaines perspectives à la politique monétaire que pourra mener Marine Le Pen, une fois arrivée au pouvoir.

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