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dimanche 23 avril 2017

La France face à son destin : sa disparition dans la mondialisation ou sa renaissance !



Les jeux ne sont pas faits, faut-il encore ne pas se tromper de message

Par Bruno Lemaire, Club Idées Nation

Le tenant de la mondialisation financière et de la submersion migratoire a gagné la première manche, pourquoi le cacher.

Il est évident que les médias mainstream ont joué un rôle essentiel dans la réussite, peut être provisoire de Manuel Macron, puisque aucun de ceux-ci n’a soutenu son adversaire principal, à savoir Marine Le Pen. Mais tel n’est pas notre propos.

Ce que nous voulons montrer ici, c’est que la France et les Français sont face à un choix primordial, qui peut être définitif, même si en politique, on peut penser que rien n’est définitif. Il s’agit en effet d’un choix de civilisation, entre une France redressant la tête, ou bien une France broyée entre deux mondialisations, la mondialisation financière, relayée par la tristement célèbre troïka, le FMI de Washington, le conseil européen de Bruxelles, et la BCE de Francfort, et la mondialisation islamique.

La France peut-elle échapper à cet avenir de soumission ? Avec E. Macron, sûrement pas, puisque Macron est le candidat de la dérégulation d’une loi El Khomri puissance 10 et d’une ignorance totale, voire d’une acceptation des flux de migration qui ont déjà bouleversé depuis 30 ou 40 ans le visage millénaire de la France.

Mais faut-il encore préciser la France que Marine Le Pen veut proposer, dans une Europe elle aussi profondément modifiée, dans une Europe qui devra offrir concrètement un autre avenir, un avenir de coopération entre Nations, à la fois indépendantes et solidaires. Pour cela, il ne suffit pas de dire que cela est possible, il faut montrer que c’est nécessaire, et donc que c’est indispensable. Oui, la France a besoin d’une toute autre Europe, qui s’appuie sur les nations et les libertés si chères à la tradition de ce que certains qualifiaient naguère de « vieille Europe », et non plus sur des normes et des règles tatillonnes dictées par une Union européenne à bout de souffle. Voilà le défi qu’attend Marine Le Pen si elle veut vraiment combattre la soumission que les premiers résultats électoraux semblent promettre à la France.

Cela va bien au-delà de débats plus ou moins abscons, et donc angoissants, sur la nécessité d’une autre monnaie ou sur le changement complet, sans doute nécessaire, de la politique économique actuelle. Marine doit s’appuyer sur l’esprit d’initiative de ses compatriotes, si malmené actuellement, tout en protégeant les plus faibles d’entre eux.

Ce n’est évidemment pas en ‘ubérisant’ la société qu’elle y parviendra, mais ce n’est pas non plus en pensant que l’État peut tout faire. Équilibre ô combien délicat entre un libéralisme intérieur indispensable et un état protecteur, mais pas trop. Cela ne pourra se faire qu’en redonnant l’espoir au plus grand nombre, et en montrant à des millions de « petits » acteurs économiques que l’on peut, et qu’il faut, remettre la France au travail, qu’il est délétère de paraître vivre mieux lorsque l’on est aidé que lorsque l’on travaille pour gagner sa vie dans un métier que l’on a choisi, et pas que l’on vous impose. C’est ce côté concret que l’on a peut-être oublié dans cette première étape de campagne présidentielle. La France a perdu une première bataille, nous pouvons encore faire qu'elle n'ait pas perdu la guerre.

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