Tweeter

Rechercher dans ce blog

mercredi 20 mars 2013

A_Chypre_Les _Banques_Veulent_lever_directement_limpot


Banquiers et politiciens européistes, même combat.

Billet d'humeur de Bruno Lemaire, Professeur Emérite HEC, Club Idées Nation.

Le « braquage » envisagé à Chypre ne fait que confirmer ce que Marine Le Pen a tenté de dire à nos compatriotes tout au long de sa campagne présidentielle : les politiciens du système ne sont que des petits commis au service de la « haute finance » et de ses basses œuvres.

Pour 'renflouer' les banques chypriotes, les ministres des finances de l'Union Européenne n'ont rien trouvé de mieux que de suggérer à Chypre de permettre à leurs banques de « lever directement l'impôt» : c'est bien plus fort encore que la loi Pompidou-Giscard de 1973, plus fort encore que les articles 104 et 123 des traités de Maastricht et de Lisbonne. Les banques pourraient se substituer directement à l'Etat : on se croirait revenu à la période de Nicolas Fouquet, (rien à voir avec l'établissement du même nom...) ce qui lui avait coûté le bannissement à vie par Louis XIV.

Certes, les finances de Chypre ne vont pas bien, et l'on peut imaginer que certaines malversations en sont en partie responsables. Mais pourquoi confondre les intérêts des banques avec celles de l'Etat. S'il faut financer les dettes publiques, quitte à spolier certains épargnants, pourquoi ne pas décider de rembourser directement les dettes publiques chypriotes, plutôt que de renflouer les banques. Y aurait-il confusion totale, et enfin avouée, entre les banques et les états ?

Devons nous nous attendre en France à ce que les 1200 milliards de dépôts à vue, et les 800 autres milliards d'épargne « courte » de nos compatriotes soient en partie ou totalement réquisitionnés, non pas pour payer les dettes publiques, mais pour « recapitaliser » les banques – sachant que le passif de nos 4 plus grandes banques équivaut déjà à plus de 3 fois notre PIB ?

1 commentaire:

  1. Mercredi 20 mars 2013, vers 13h30 :

    La situation est en train de dégénérer.

    Lisez cet article :

    La Banque centrale européenne (BCE) a prévenu qu'elle cessait d'alimenter en liquidités les banques chypriotes tant que Nicosie n'accepte pas le plan de sauvetage.

    Aussi policé soit-il, Mario Draghi sait employer la force lorsqu'il le juge nécessaire. C'est la méthode qu'il a choisie, à Chypre, pour forcer le gouvernement à accepter le plan de sauvetage de l'UE et du FMI, rejeté par le parlement chypriote mardi.

    Après avoir «pris acte» du rejet du plan d'aide par Nicosie, la BCE a sorti son arme de dissuasion massive: le blocus monétaire. Elle a prévenu qu'elle n'alimenterait plus les banques chypriotes en liquidités, tant que le plan de sauvetage UE-FMI ne serait pas accepté.

    «Les liquidités d'urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu'elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l'un des membres du directoire de la BCE.

    Jamais la BCE n'avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l'île n'ont pas d'autre choix que de laisser les banques fermées jusqu'à nouvel ordre...

    Eviter des émeutes «comme en Argentine».

    «S'ils ouvrent les banques, alors que la BCE bloque l'accès aux liquidités, ce sera la ruée sur les guichets, et des émeutes comme en Argentine!», prévient Gilles Moec de la Deutsche Bank.

    «Les déposants ne pourraient plus retirer du cash, faute de billets suffisants, et ceux qui voudraient faire des virements à l'étranger se verraient répondre que c'est impossible car la banque n''est plus autorisée à le faire par la BCE…», poursuit Gilles Moec, spécialiste des questions monétaires européennes.

    En attendant, les distributeurs automatiques de billets fonctionnent toujours à Chypre. Ils sont alimentés par les réserves de la banque centrale chypriote. Combien de temps cela va-t-il durer ? Nul ne le sait. Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d'après les experts ...

    Plus grave encore : les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l'étranger... Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l'Union européenne !

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

    RépondreSupprimer